‹ Œuvres choisiesChapitre 47 sur 50 · DE L'AUTORITE · texte numérisé non relu

DE L'AUTORITE

ce et son génie inventif, l'homme s'est soumis les forces de la nature, celles-ci se vengent de lui en le soumettant, puisqu'il en use, à un véritable despotisme indépendant de toute organisation sociale. Vouloir abolir l'autorité dans la grande industrie, c'est vouloir abolir l'industrie elle-même, c'est détruire la filature à vapeur pour retourner à la quenouille.

Prenons, comme autre exemple, un chemin de fer. Là aussi, la coopération d'une infinité d'individus est absolument nécessaire, coopération qui doit avoir lieu à des heures bien précises pour qu'il ne se produise pas de désastres. Là aussi, la première condition de l'emploi est une volonté dominante qui tranche toute question subordonnée, une volonté représentée soit par un seul délégué, soit par un comité chargé d'exécuter les décisions d'une majorité d'intéressés. Dans l'un ou l'autre cas, il y a autorité très prononcée. Mais, il y a plus ; que deviendrait le premier train en partance si on abolissait l'autorité des employés du chemin de fer sur messieurs les voyageurs?

Mais, la nécessité de l'autorité et d'une autorité impérieuse ne peut être plus évidente que sur un navire en pleine mer. Là, au moment du danger, la vie de tous dépend de l'obéissance instantanée et absolue de tous à la volonté d'un seul.

Lorsque j'avance de semblables arguments contre les plus furieux antiautoritaires, ceux-ci ne savent que me répondre : «Ah! cela est vrai, mais il ne s'agit pas ici d'une autorité que nous donnons à des délégués, mais d'une mission ! » Ces messieurs croient avoir changé les choses quand ils en ont changé les noms. Voilà comment ces profonds penseurs se moquent du monde.

Nous venons donc de voir que, d'une part, certaine autorité, attribuée n'importe comment, et, d'autre part, certaine subordination sont choses qui, indépendamment de toute organisation sociale, s'imposent à nous du fait des conditions matérielles dans lesquelles nous produisons et faisons circuler les pro^ duits.

Nous avons vu, en outre, que les conditions matérielles de production et de circulation se compliquent inévitablement avec le développement de la grande industrie et de la grande agriculture et tendent de plus en plus à étendre le champ de cette autorité. Il est donc absurde de parler du principe d'autorité comme d'un principe absolument mauvais, et du principe d'au-

tonomie comme d'un principe absolument bon. L'autorité et l'autonomie sont des choses relatives dont les domaines varient dans les différentes phases de l'évolution sociale. Si les autonomistes se bornaient à dire que l'organisation sociale de l'avenir restreindra l'autorité aux seules limites à l'intérieur desquelles les conditions de la production la rendent inévitable, on pourrait s'entendre ; au lieu de cela, ils restent aveugles devant tous les faits qui rendent nécessaire la chose, et ils se dressent contre le mot.

Pourquoi les antiautoritaires ne se bornent-ils pas à s'élever contre l'autorité politique, contre l'Etat ? Tous les socialis- [ tes sont d'accord que l'Etat politique et avec lui l'autorité politique disparaîtront en conséquence de la prochaine révolution sociale, à savoir que les fonctions publiques perdront leur caractère politique et se transformeront en simples fonctions administratives protégeant les véritables intérêts sociaux! Mais les antiautoritaires demandent que l'Etat politique autoritaire soit aboli d'un coup, avant même qu'on ait détruit les conditions sociales qui l'ont fait naître. Ils demandent que le premier acte de la révolution sociale soit l'abolition de l'autorité. Ont-ils jamais vu une révolution, ces messieurs? Une révolution est certainement la chose la plus autoritaire qui soit ; c'est l'acte par lequel une partie de la population impose sa volonté à l'autre au moyen de fusils, de baïonnettes et de canons, moyens autoritaires s'il en est; et le parti victorieux, s'il ne veut pas avoir combattu en vain, doit maintenir son pouvoir par la peur que ses armes inspirent aux réactionnaires. La Commune de Paris aurait-elle duré un seul jour, si elle ne s'était pas servie de cette autorité du peuple armé face aux bourgeois? Ne peut-on, au contraire, lui reprocher de ne pas s'en être servie assez largement ? Donc, de deux choses l'une : ou les antiautoritaires ne savent pas ce qu'ils disent, et, dans ce cas, ils ne sèment que la confusion ; ou bien, ils le savent et, dans ce cas, ils trahissent le mouvement du prolétariat. Dans un cas comme dans l'autre, ils servent la réaction.

Ecrit par Engels en octobre 1872 Conforme au texte du recueil

Publié dans le recueil Almanacco Traduit de l'italien

Republicano, 1874

Le présent ouvrage a été écrit à Londres pendant l'été de 1850, sous l'impression directe de la contre-révolution qui venait à peine de s'achever; il parut dans les numéros 5 et 6 de la Nouvelle gazette rhénane, revue économique et politique, dirigée par Karl Marx, à Hambourg, en 1850. Mes amis politiques en Allemagne désirent le réimprimer et j'acquiesce à leur demande, car il est encore, malheureusement, d'actualité.

Ce travail ne prétend pas fournir une documentation personnelle inédite ; au contraire, tous les matériaux relatifs aux soulèvements paysans et à Thomas Munzer ont été empruntés à Zimmermann. Son livre, quoique présentant par-ci, par-là des lacunes, reste toujours le meilleur recueil des faits. Le vieux Zimmermann aime d'ailleurs vivement son sujet. Ce même instinct révolutionnaire qui se manifeste partout ici en faveur de la classe opprimée fit de lui un des meilleurs représentants de l'extrême-gauche à Francfort.

S'il est vrai que Zimmermann manque de cohésion interne dans son exposition, qu'il n'arrive pas à présenter les questions religieuses et politiques débattues à l'époque comme l'image fidèle des luttes contemporaines de classes, qu'il ne voit dans ces luttes que des oppresseurs et des opprimés, des méchants et des bons, et finalement le triomphe des premiers, que sa conception des rapports sociaux qui déterminèrent aussi bien

l'explosion que l'issue de la lutte est extrêmement défectueuse, la faute en est à l'époque où ce livre parut1. On peut même dire que, pour son temps, ce livre est encore très réaliste et constitue une louable exception parmi les ouvrages historiques idéalistes allemands.

Mon exposé cherche, en esquissant le cours historique de la lutte seulement dans ses contours, à montrer comme conséquences nécessaires des conditions historiques de la vie sociale des classes, l'origine de la guerre des paysans, les positions prises par les divers partis qui y participèrent, les théories politiques et religieuses par lesquelles ils cherchèrent à s'expliquer leur attitude et enfin le résultat de la lutte. En d'autres termes, je me suis appliqué à prouver que le régime politique de l'Allemagne, les soulèvements contre ce régime, les théories politiques et religieuses de l'époque n'étaient pas des causes, mais des résultats du degré de développement auquel étaient arrivés, dans ce pays, l'agriculture, l'industrie, les voies de communication, le commerce et les finances. Cette conception — qui est la seule conception matérialiste de l'histoire — provient de Marx et non de moi ; on la retrouve dans ses travaux sur la révolution française de 1848-1849, publiés dans la revue mentionnée ci-dessus et dans son 18-Brumaire de Louis Bonaparte.

Le parallèle entre la révolution allemande de 1525 et celle de 1848-49 était trop éclatant pour que je n'aie pas été tenté de l'établir à l'époque où j'écrivais le présent ouvrage. Toutefois, à côté de la ressemblance du cours général des événements, notamment en ce qu'ici comme là ce furent toujours les mêmes armées des princes qui écrasèrent, l'une après l'autre, les diverses insurrections locales ; à côté de la ressemblance, poussée parfois jusqu'au ridicule, dans la conduite de la bourgeoisie urbaine dans les deux cas, il y a aussi des différences parfaitement claires et nettes :

«Qui profita de la révolution de 1525? Les princes. Qui profita de la révolution de 1848? Les grands princes: l'Autriche et la Prusse.

Derrière les petits princes de 1525 se tenaient, les enchaînant à eux par les impôts, les petits bourgeois. Derrière les

1 Allgemeine Geschichte des grossen Bauernkrieges de W. Zimmermann, en trois volumes, paru en 1841-1843. (N.R.)

grands princes de 1850, derrière l'Autriche et la Prusse, les soumettant rapidement à leur joug au moyen de la dette d'Etat, se tiennent les grands bourgeois modernes. Et, derrière les grands bourgeois, les prolétaires1. »

Je regrette d'être obligé de dire que, dans cette phrase, on fait trop d'honneur à la grande bourgeoisie allemande. Elle a bien eu l'occasion, en Autriche comme en Prusse, «de se soumettre rapidement» la monarchie «au moyen de la dette d'Etat»; mais jamais, nulle part, elle n'a profité de cette occasion.

Par suite de la guerre de 1866, l'Autriche était tombée, comme un don gratuit, entre les mains de la bourgeoisie ; mais celle-ci ne sait pas dominer, elle est impuissante et incapable de quoi que ce soit. Elle ne sait qu'une chose : sévir contre les travailleurs dès qu'ils bougent. Elle reste encore au gouvernail parce que les Hongrois en ont besoin.

Et en Prusse ? Il est vrai, la dette d'Etat s'est démesurément accrue, le budget est constamment en déficit, les dépenses publiques augmentent chaque année, les bourgeois ont la majorité à la Chambre, sans eux on ne peut ni augmenter les impôts ni obtenir de nouveaux emprunts, mais où est donc leur pouvoir sur l'Etat? Il y a quelques mois à peine, lorsque le budget était de nouveau en déficit, ils avaient une position excellente. Avec un peu de fermeté seulement ils pouvaient arracher bien des concessions. Or, qu'ont-ils fait alors? Ils considérèrent comme une concession suffisante le fait que le gouvernement daigna leur permettre de mettre 'à ses pieds 9 millions, et cela non seulement cette année, mais bien chaque année à venir.

Je ne veux pas blâmer ces pauvres «nationaux-libéraux» de la Chambre plus qu'ils ne le méritent. Je sais qu'ils ont été abandonnés par ceux qui sont derrière eux, par la masse de la bourgeoisie; celle-ci ne veut pas régner: le souvenir de 1848 est encore trop vif en elle.

Nous montrerons plus loin pourquoi la bourgeoisie allemande a manifesté une lâcheté aussi remarquable.

Pour le reste, la phrase citée plus haut s'est trouvée com-

1 Friedrich Engels, La guerre des paysans en Allemagne, Editions Sociales Internationales, Paris 1929, p. 157. (N.R.)

plètement confirmée. Depuis 1850, nous voyons que les petits Etats, qui ne servent plus que de leviers pour les intrigues prussiennes ou autrichiennes, passent décidément de plus en plus à l'arrière-plan ; que des luttes toujours plus violentes pour l'hégémonie se poursuivent entre l'Autriche et la Prusse, luttes qui reçoivent enfin la solution violente de 1866, en vertu de laquelle l'Autriche conserve ses propres provinces ; que la Prusse se soumet, directement ou indirectement, tout le Nord, tandis que les trois Etats du Sud-Ouest se trouvent momentanément éliminés.

Pour la classe ouvrière allemande tous ces grands événements d'Etat ne présentent que l'importance suivante :

Premièrement, grâce au suffrage universel, les ouvriers ont obtenu la possibilité de se faire représenter directement à l'Assemblée législative.

Deuxièmement, la Prusse a donné, la première, le bon exemple en escamotant trois autres couronnes, par la grâce de Dieu. Même les nationaux-libéraux ne croient plus, après ce procédé, qu'elle possède encore la même couronne immaculée, par la grâce de Dieu, qu'elle s'attribuait auparavant.

Troisièmement, il n'y a plus, en Allemagne, qu'un adversaire sérieux de la révolution : le gouvernement prussien.

Et, quatrièmement, les Germano-Autrichiens doivent enfin se demander une bonne fois ce qu'ils veulent être : Allemands ou Autrichiens ; à quoi ils tiennent davantage : à l'Allemagne ou à leurs annexes transleithanes. Il était évident depuis longtemps qu'ils devaient se décider à faire un choix, mais la démocratie petite-bourgeoise se l'était toujours dissimulé.

En ce qui concerne les autres litiges importants de l'année 1866 et discutés depuis, avec exaspération, entre les nationaux-libéraux d'un côté et le parti populaire de l'autre, l'histoire des années suivantes prouva que ces deux points de vue ne se combattirent avec tant de violence que parce qu'ils étaient les pôles opposés d'un même esprit borné.

L'année 1866 n'a presque rien changé aux rapports sociaux en Allemagne. Les quelques réformes bourgeoises : système uniforme des poids et mesures, liberté de circuler, liberté professionnelle, etc., tout cela adapté à des limites bureaucratiques n'atteint même pas au niveau de ce qui a été conquis, depuis longtemps, par la bourgeoisie d'autres pays de l'Europe occi-

dentale et laisse, d'ailleurs, intact le principal fléau, à savoir le système des autorisations bureaucratiques. Du reste, pour le prolétariat, toutes ces lois sur la liberté de circuler, sur le droit de cité, sur la suppression des passeports, etc., sont rendues parfaitement illusoires par les pratiques policières courantes.

Ce qui est bien plus important que les événements d'Etat de 1866, c'est le développement depuis 1848, en Allemagne, de l'industrie et du commerce, des chemins de fer, des télégraphes et de la navigation transocéanienne à vapeur. Quoique ces progrès soient dépassés, de bien loin, par ceux accomplis dans le même laps de temps en Angleterre et même en France, ils sont cependant inouïs pour l'Allemagne et lui ont donné, au cours de ces vingt années, bien plus que ne lui a donné tout un siècle d'une autre période. Ce n'est qu'à présent que l'Allemagne se trouve vraiment et irrévocablement entraînée dans le commerce mondial. Les capitaux des industriels se sont rapidement accumulés, l'importance sociale de la bourgeoisie s'est accrue en conséquence. Le symptôme le plus certain de la prospérité industrielle, la spéculation, fleurit abondamment, et des comtes et des ducs sont enchaînés 'à son char triomphal. Le capital allemand — que la terre lui soit légère ! — construit maintenant des chemins de fer russes et roumains, alors qu'il y a à peine 15 ans, les chemins de fer allemands mendiaient l'appui des entrepreneurs anglais. Comment est-il donc possible que la bourgeoisie n'ait pas conquis aussi la domination politique, qu'elle se conduise aussi lâchement à l'égard du gouvernement?

La bourgeoisie allemande a le malheur — qui est bien dans la manière germanique favorite — d'arriver toujours trop tard. Sa prospérité coïncide avec une période où la bourgeoisie des autres pays de l'Europe occidentale est politiquement à son déclin. En Angleterre elle n'a pu faire entrer son propre représentant, Bright, au gouvernement qu'au prix d'une extension du droit électoral, fait qui, par ses conséquences, mettra nécessairement fin à toute la domination bourgeoise. En France, où la bourgeoisie comme telle, comme classe, n'a régné que deux années, sous la république, en 1849 et 1850, elle ne put prolonger son existence sociale qu'en remettant sa domination politique à Louis Bonaparte et à son armée. Et, étant donné l'influence réciproque infiniment accrue des trois pays européens les

plus avancés, il n'est plus possible, aujourd'hui, que la bourgeoisie puisse tranquillement instaurer son pouvoir politique en Allemagne, alors qu'il se survit 'à peine en Angleterre et en France.

C'est une particularité qui distingue la bourgeoisie de toutes les classes qui régnèrent jadis, que, dans son développement, il y a un tournant à partir duquel tout accroissement de ses moyens de puissance, donc, en premier lieu, de ses ca- „ pitaux, ne fait que contribuer à la rendre de plus en plus inapte à la domination politique. «.Derrière les grands bourgeois viennent les prolétaires. » La bourgeoisie engendre le prolétariat, . dans la mesure même où elle développe son industrie, son commerce et ses moyens de communication. Et, à un certain moment, qui n'est pas nécessairement le même partout et ne doit pas absolument arriver au même degré de développement, elle commence à s'apercevoir que son compagnon de route, le prolétariat, la dépasse (à vive allure. A partir de ce moment elle perd la force de maintenir exclusivement sa domination politique ; elle cherche des alliés avec lesquels elle partage son pouvoir ou auxquels elle le cède complètement, selon les circonstances.

En Allemagne, ce tournant a été atteint par la bourgeoisie déjà en 1848. Et, à ce moment-là, la bourgeoisie allemande prit peur bien plus du prolétariat français que du prolétariat allemand. Les combats de juin 1848 à Paris lui montrèrent ce qui l'attendait. Le prolétariat allemand était juste assez agité pour lui prouver que là aussi la semence était jetée pour la même récolte ; et, à partir de ce jour, la pointe de l'action politique de la bourgeoisie fut émoussée. Elle chercha des alliés, se vendit à eux à tout prix et, aujourd'hui, elle n'est pas plus avancée d'un pas.

Ces alliés sont tous de caractère réactionnaire : la royauté avec son armée et sa bureaucratie, la grande aristocratie féodale, les petits hoberaux sans importance, et même la prêtraille. La bourgeoisie a pactisé et s'est unie avec tout ce monde rien que pour sauver sa précieuse peau, jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus rien à trafiquer. Et plus le prolétariat se développait, plus il commençait à sentir son caractère de classe, à agir avec sa conscience de classe, et plus les bourgeois devenaient pusillanimes. Lorsque la stratégie extrêmement mauvaise des Prus-

siens triompha, à Sadowa, de celle encore plus mauvaise des Autrichiens, il était bien difficile de dire lequel, du bourgeois prussien qui lui aussi avait été battu à Sadowa, ou de l'Autrichien, respira avec plus de soulagement et de joie.

Nos grands bourgeois agissent en 1870 exactement comme les bourgeois moyens en 1525. Quant aux petits bourgeois, aux artisans et aux boutiquiers, ils resteront toujours les mêmes. Ils espèrent s'élever au rang de la grande bourgeoisie, ils redoutent d'être précipités dans le prolétariat. Entre la peur et l'espoir ils sauveront leur peau, pendant la lutte, et après ils se joindront au vainqueur ; c'est leur nature.

L'action politique et sociale du prolétariat a suivi le rythme de l'élan industriel depuis 1848. Le rôle que les ouvriers allemands jouent, aujourd'hui, dans leurs syndicats, coopératives, organisations et réunions politiques, aux élections et au prétendu Reichstag, montre déjà quelle transformation l'Allemagne a subie, imperceptiblement, ces vingt dernières années. C'est le plus grand honneur des ouvriers allemands d'avoir, eux seuls, réussi à envoyer au Parlement des ouvriers et des représentants des ouvriers, alors que ni les Français ni les Anglais n'y sont encore parvenus.

Mais le prolétariat, non plus, n'est pas encore à un niveau permettant le parallèle avec l'année 1525. La classe subsistant, exclusivement et pendant toute sa vie, du salaire est encore bien loin de constituer la majorité du peuple allemand. Elle aussi est donc obligée de chercher des alliés. Et ceux-ci ne peuvent être cherchés que parmi les petits bourgeois, parmi le lumpenprolétariat de la ville, parmi les petits paysans et les journaliers agricoles.

Nous avons déjà parlé des petits bourgeois. Ils sont tout à fait peu sûrs, sauf après la victoire, et alors ils poussent des cris de triomphe assourdissants, chez le «bistrot». Cependant il y a parmi eux de très bons éléments qui se joignent spontanément aux ouvriers.

Le lumpen-prolétariat, cette lie d'individus corrompus de toutes les classes, qui a son quartier général dans les grandes villes, est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette espèce est absolument vénale et impudente. Quand les ouvriers français mettaient sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : «Mort aux voleurs*!» et qu'ils en fusillaient même plus 44—2415

d'un, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait, avant tout, se débarrasser de cette bande. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme défenseurs, ou qui s'appuie sur eux prouve qu'il n'est qu'un traître au mouvement.

Les petits paysans — car les gros font partie de la bourgeoisie — sont de diverses catégories.

Ou bien ce sont des paysans féodaux qui paient encore des redevances à leur noble maître. Après que la bourgeoisie a manqué à son devoir de libérer ces gens du servage, il ne sera pas difficile de les persuader qu'ils ne peuvent plus attendre leur libération que de la classe ouvrière.

Ou bien ce sont des métayers. Dans ce cas les rapports, la plupart du temps, sont les mêmes qu'en Irlande. Le fermage est si élevé que, lorsque la récolte est moyenne, le paysan et sa famille peuvent à peine subsister, et, lorsqu'elle est mauvaise, ils sont presque affamés, le métayer n'est pas en état de payer le fermage et tombe totalement dans la dépendance et à la merci du propriétaire foncier. Pour ces sortes de gens la bourgeoisie ne fait quelque chose que lorsqu'elle y est contrainte. De qui peuvent-ils donc attendre leur salut si ce n'est des ouvriers ?

Restent les paysans qui cultivent leur propre petit lopin de terre. Ceux-ci sont, le plus souvent, tellement accablés d'hypothèques qu'ils dépendent de l'usurier dans la même mesure que le métayer du propriétaire foncier. A eux aussi il ne leur reste que leur misérable salaire, d'ailleurs incertain, car il dépend de la bonne ou de la mauvaise récolte. Ils peuvent, moins que toutes les autres catégories, attendre quoi que ce soit de la bourgeoisie, car c'est eux précisément que le bourgeois, le capitaliste usurier pressurent le plus. Cependant ils sont le plus souvent très attachés à leur propriété, quoique en réalité elle n'appartienne pas à eux, mais à l'usurier. On peut néanmoins les persuader qu'ils ne seront délivrés de l'usurier que lorsqu'un gouvernement dépendant du peuple transformera toutes les dettes hypothécaires en une dette unique due à l'Etat, et abaissera ainsi le taux de l'intérêt. Or, seule la classe ouvrière peut réaliser cela.

Partout où dominent la grande propriété et la propriété moyenne, les ouvriers agricoles salariés constituent la classe la plus nombreuse dans les campagnes. C'est le cas dans toute

l'Allemagne du Nord et de l'Est et c'est là que les ouvriers industriels de la ville trouvent leur allié naturel le plus nombreux. Entre le grand propriétaire foncier ou le grand fermier et l'ouvrier agricole il y a les mêmes rapports qu'entre le capitaliste et l'ouvrier industriel. Les mêmes mesures qui aident l'un doivent aider l'autre. Les ouvriers industriels ne peuvent s'affranchir qu'en transformant le capital des bourgeois, c'est-à-dire les matières premières, les machines et les outils, les vivres nécessaires à la production, en propriété de la société, c'est-àdire, en leur propriété utilisée par eux en commun. De même les ouvriers agricoles ne peuvent être délivrés de leur terrible misère que si, avant tout, le principal objet de leur travail, la terre, est arrachée à la propriété privée des gros paysans et des plus gros seigneurs féodaux, transformée en propriété sociale et cultivée pour leur compte collectif par des coopératives d'ouvriers agricoles. Et ici nous sommes en présence de la célèbre décision du congrès ouvrier international de Bâle que la société aurait intérêt à transformer la propriété foncière en propriété collective, nationale. Cette décision concernait surtout les pays où existe la grande propriété foncière et l'exploitation de vastes domaines avec un seul maître et beaucoup de salariés. Or, cette situation prédomine toujours, dans l'ensemble, en Allemagne, et c'est pourquoi la décision en question était particulièrement opportune pour ce pays après l'Angleterre. Le prolétariat des champs, les salariés agricoles constituent la classe où se recrutent, dans leur grande masse, les armées des souverains. C'est la classe qui, en vertu du suffrage universel, envoie maintenant au Parlement toute cette foule de féodaux et de hobereaux; mais c'est aussi la classe qui est la plus rapprochée des ouvriers industriels urbains, qui partage avec eux les mêmes conditions d'existence, qui est dans une misère plus profonde même que la leur. Cette classe est impuissante parce qu'elle est émiettée et dispersée ; mais le gouvernement et l'aristocratie en connaissent si bien la force cachée, qu'ils laissent à dessein les écoles dans le marasme, afin qu'elle reste ignorante. La tâche la plus urgente du mouvement ouvrier allemand est de vivifier cette classe et de l'entraîner dans son sillage. Le jour où la masse des ouvriers agricoles aura compris ses propres intérêts, un gouvernement réactionnaire, féodal, bureaucratique ou bourgeois sera impossible en Allemagne. 44*

Les lignes qui précèdent ont été écrites il y a plus de quatre ans ; elles conservent aujourd'hui encore toute leur signification. Ce qui était vrai après Sadowa et le partage de l'Allemagne se trouve confirmé après Sedan et la fondation du Saint- Empire allemand de la nation prussienne. Si infimes sont les changements que peuvent imprimer, au cours du mouvement historique, les événements dramatiques « ébranlant le monde » de la soi-disant grande politique !

Ce que ces événements dramatiques peuvent, au contraire, c'est accélérer la rapidité de ce mouvement. Et, à cet égard, les auteurs des «événements dramatiques» ci-dessus ont eu, involontairement, des succès qu'ils n'ont certainement pas souhaités le moins du monde, mais auxquels, bon gré mal gré, ils sont obligés de se résigner.

La guerre de 1866 avait déjà ébranlé la vieille Prusse dans ses bases les plus profondes. Il en coûta beaucoup de peine pour ramener à la vieille discipline, après 1848, les éléments industriels rebelles — bourgeois aussi bien que prolétaires — des provinces occidentales ; mais on y arriva, et, de nouveau, les intérêts des hobereaux des provinces orientales et ceux de l'armée prédominèrent dans l'Etat.

En 1866, presque toute l'Allemagne du Nord-Ouest devint prussienne. Abstraction faite du tort moral, irréparable, que la couronne prussienne, par la grâce de Dieu, s'était fait en engloutissant trois autres couronnes, par la grâce de Dieu, ce fut un fait d'une importance extrême que le déplacement considérable vers l'Ouest, à partir de ce moment, du centre de gravité de la monarchie. Les cinq millions de Rhénans et de Westphaliens furent renforcés tout d'abord, directement, par les quatre millions, puis, indirectement, par les six millions d'Allemands annexés par l'alliance de l'Allemagne du Nord. Et, en 1870, s'y ajoutèrent encore les huit millions d'Allemands du Sud-Ouest, de sorte que, désormais, dans le «nouvel empire», aux 14 millions et demi de vieux Prussiens (des six provinces de l'Elbe orientale, dans lesquelles il y avait, en outre, 2 millions de Polonais) s'opposaient les 25 millions environ qui avaient depuis longtemps dépassé le stade du féodalisme vieuxprussien des hobereaux. C'est ainsi que les victoires de l'ar-

mée prussienne ébranlèrent tous les fondements de l'édifice de l'Etat prussien; la domination des hobereaux devint de plus en plus intolérable même au gouvernement. Mais, en même temps, le développement industriel extrêmement rapide avait remplacé la lutte entre hobereaux et bourgeois par la lutte entre bourgeois et ouvriers, de sorte qu'à l'intérieur aussi, les bases sociales du vieil Etat avaient subi une transformation totale. La monarchie, qui se décomposait lentement depuis 1840, avait eu pour condition fondamentale d'existence la lutte entre l'aristocratie et la bourgeoisie, lutte dans laquelle elle maintint l'équilibre ; à partir du moment où elle en vint à protéger, non plus l'aristocratie contre la pression de la bourgeoisie, mais toutes les classes possédantes contre la pression de la classe ouvrière, la vieille monarchie absolue dut passer complètement à la forme d'Etat spécialement élaborée dans ce but, à savoir à la monarchie bonapartiste. J'ai analysé ailleurs (La question du logement, 2e fasc, pp. 26 et suiv.1) ce passage de la Prusse au bonapartisme. Ce que je n'avais pas à faire ressortir là, mais qui est essentiel ici, c'est que cette transition fut le plus grand pas en avant que la Prusse eût fait depuis 1848 ; tellement la Prusse était restée en arrière du développement moderne. C'était encore un Etat mi-féodal, tandis que le bonapartisme est, en tout cas, une forme moderne d'Etat qui suppose la suppression du féodalisme. La Prusse doit donc se décider à en finir avec ses nombreux restes de féodalité, à sacrifier ses hobereaux comme tels. Naturellement, cela s'accomplit sous les formes les plus atténuées et selon l'air préféré : « Immer langsam voran2. » Il en fut ainsi, par exemple, pour la fameuse organisation des régions. On supprime les privilèges féodaux du hobereau sur sa terre, mais c'est pour les rétablir comme privilèges de l'ensemble des grands propriétaires fonciers sur toute la région. La chose subsiste, seulement on la traduit du dialecte féodal en idiome bourgeois. On transforme de force le hobereau vieux-prussien en quelque chose d'analogue au squire anglais, et il n'a guère besoin d'y résister tant, car l'un est aussi sot que l'autre.

C'est ainsi, donc, que l'étrange destinée de la Prusse voulut

1 Voir ce tome, p. 647. (N.R.)

2 « En avant, sans jamais se presser. » (N.R.)

qu'elle achevât, vers la fin de ce siècle, sous la forme agréable du bonapartisme, sa révolution bourgeoise qu'elle avait commencée en 1808-1813 et continuée quelque peu en 1848. Et si tout va bien, si le monde reste bien gentiment tranquille, quand nous serons tous assez vieux, nous pourrons, peut-être, voir, en 1900, que le gouvernement de Prusse a vraiment supprimé toutes les institutions féodales, que la Prusse en est arrivée enfin au point où en était la France en 1792.

La suppression du féodalisme, si nous voulons nous exprimer positivement, signifie l'instauration du régime bourgeois. Au fur et à mesure que les privilèges aristocratiques tombent, la législation devient bourgeoise. Et ici nous nous trouvons au cœur même des rapports de la bourgeoisie allemande avec le gouvernement. Nous avons vu que le gouvernement fut contraint d'introduire ces lentes et médiocres réformes. Mais à la bourgeoisie il présenta chacune de ces petites concessions comme un sacrifice fait aux bourgeois, comme une concession arrachée avec beaucoup de peine à la couronne, concession en échange de laquelle les bourgeois devaient à leur tour accorder quelque chose au gouvernement.

Et les bourgeois, quoique sachant assez bien a quoi s'en tenir là-dessus, acceptent la duperie. D'où cette convention tacite qui est à la base de tous les débats au Reichstag et à la Chambre : d'une part, le gouvernement, à une allure de tortue, réforme les lois dans le sens des intérêts de la bourgeoisie ; écarte les obstacles au développement de l'industrie, créés par la féodalité et le particularisme des petits Etats ; établit l'unité de monnaie, de poids et de mesures ; introduit la liberté professionnelle et de circulation, mettant ainsi à la disposition complète et illimitée du capital la main-d'œuvre de l'Allemagne ; favorise le commerce et la spéculation ; d'autre part, la bourgeoisie abandonne au gouvernement tout le pouvoir politique effectif; vote les impôts et les emprunts; lui accorde les soldats et l'aide à donner aux nouvelles réformes une forme légale telle que le vieux pouvoir policier garde toute sa force à l'égard des individus récalcitrants. La bourgeoisie achète son émancipation sociale graduelle au prix d'une renonciation immédiate à son propre pouvoir politique. Naturellement, le principal motif qui rend une telle convention acceptable pour la

bourgeoisie, ce n'est pas sa peur du gouvernement, mais du prolétariat.

Si lamentables que soient les manifestations de notre bourgeoisie dans le domaine politique, il est indéniable que, sous le rapport industriel et commercial, elle fait enfin son devoir. L'élan de l'industrie et du commerce, que nous avons signalé dans l'introduction à la deuxième édition du présent ouvrage, s'est développé, depuis, avec bien plus de force encore. Ce qui s'est produit à cet égard, depuis 1869, dans la région industrielle rhénano-westphalienne, est vraiment inouï pour l'Allemagne et rappelle l'élan des districts usiniers anglais au début de ce siècle. Et il en sera de même en Saxe et dans la Haute-Silésie, à Berlin, à Hanovre et dans les villes maritimes.

Nous avons enfin un commerce mondial, une industrie vraiment grande, une bourgeoisie vraiment moderne ; par contre, nous avons également subi un véritable krach et nous avons aussi un prolétariat véritable, puissant.

Pour l'historien de l'avenir le grondement des canons de Spichern, Mars-la-Tour et Sedan, et tout ce qui s'ensuit aura bien moins d'importance dans l'histoire de l'Allemagne de 1869- 1874 que le développement sans prétentions, calme mais ininterrompu, du prolétariat allemand. Déjà, en 1870, les ouvriers allemands durent subir une rude épreuve : la provocation guerrière bonapartiste et son effet naturel : l'enthousiasme national général en Allemagne. Les ouvriers socialistes allemands ne se laissèrent pas égarer un instant. Ils ne manifestèrent pas le moindre chauvinisme national. Au milieu de la plus folle ivresse des victoires, ils restèrent froids, exigèrent «une paix acceptable avec la république française et sans annexions » ; et même l'état de siège ne put les réduire au silence. Ils ne se laissèrent toucher ni par la gloire des combats ni par les hymnes à la «magnificence de l'empire allemand»; leur seul but resta l'affranchissement de tout le prolétariat européen. On peut bien le dire : les ouvriers d'aucun autre pays n'ont été, jusqu'à présent, soumis à une épreuve aussi lourde, aussi brillamment subie.

L'état de siège du temps de guerre fut suivi de procès de haute trahison, de lèse-majesté et d'offense aux fonctionnaires, puis de persécutions policières sans cesse croissantes du temps de paix. Le Volksstaat avait, en règle générale, trois à quatre rédacteurs simultanément en prison; les autres journaux de

même, proportionnellement. Tout orateur du parti, quelque peu connu, devait, au moins une fois par an, comparaître devant les tribunaux où il était presque régulièrement condamné. Bannissements, confiscations, dispersions des réunions tombaient comme grêle, mais tout cela en vain. Chaque militant arrêté ou expulsé était aussitôt remplacé par un autre ; pour chaque réunion dissoute on en convoquait deux autres ; on triompha de l'arbitraire policier en l'exténuant par le sang-froid et par la stricte observance des lois. Toutes les persécutions produisirent un effet contraire au but poursuivi ; loin de briser ou seulement de faire plier le parti ouvrier, elles lui amenèrent au contraire, sans cesse, de nouvelles recrues et renforcèrent son organisation. Dans leur lutte contre les autorités, comme contre les bourgeois individuellement, les ouvriers se montrèrent partout intellectuellement et moralement supérieurs à eux et prouvèrent, notamment dans leurs conflits avec les «employeurs», que c'étaient eux, les ouvriers, qui étaient à présent des hommes cultivés, tandis que les capitalistes étaient des ignares. Et, avec cela, ils menaient leurs luttes avec un humour qui prouvait combien ils étaient sûrs de leur cause et conscients de leur supériorité. Une lutte ainsi conduite, sur un terrain historiquement préparé, doit donner de grands résultats. Les succès obtenus aux élections de janvier restent uniques jusqu'à présent dans l'histoire du mouvement ouvrier moderne, et la stupéfaction qu'ils suscitèrent dans toute l'Europe était parfaitement justifiée.

Les ouvriers allemands ont, sur ceux du reste de l'Europe, deux avantages essentiels. Premièrement, ils appartiennent au peuple le plus théoricien de l'Europe ; de plus, ils ont conservé le sens théorique qui a si complètement disparu dans les classes soi-disant «cultivées» de l'Allemagne. S'il n'y avait pas eu précédemment la philosophie allemande, notamment celle de Hegel, le socialisme scientifique allemand — le seul socialisme scientifique qui ait jamais existé — n'eût jamais été fondé. Sans le sens théorique des ouvriers, ils ne se seraient jamais assimilé ce socialisme scientifique au point où ils l'ont fait. Et ce qui prouve que l'avantage infini c'est là, c'est, d'une part, l'indifférence à l'égard de toute théorie, une des causes principales du peu de progrès du mouvement ouvrier anglais, malgré l'excellente organisation des divers corps de métiers et, d'autre part,

le trouble et la confusion provoqués par le proudhonisme, dans sa forme initiale, chez les Français et les Belges, dans sa forme caricaturée, dans la suite, par Bakounine, chez les Espagnols et les Italiens.

Le second avantage c'est que les Allemands sont venus assez tard au mouvement ouvrier, presque les derniers. De même que le socialisme théorique allemand n'oubliera jamais qu'il s'est élevé sur les épaules de Saint-Simon, de Fourier et d'Owen, trois hommes qui, malgré toute la fantaisie et l'utopie de leurs doctrines, comptent parmi les plus grands cerveaux de tous les temps et ont anticipé génialement sur d'innombrables idées dont nous démontrons à présent la justesse scientifiquement, de même le mouvement ouvrier pratique allemand ne doit jamais oublier qu'il s'est développé sur les épaules des mouvements anglais et français, qu'il a pu simplement profiter de leurs expériences chèrement acquises et éviter, à présent, leurs erreurs alors, pour la plupart, inévitables. Sans le passé des trade-unions anglaises et des luttes politiques ouvrières françaises, sans l'impulsion gigantesque donnée particulièrement par la Commune de Paris, où en serions-nous aujourd'hui ?

Il faut reconnaître que les ouvriers allemands ont su profiter des avantages de leur situation avec une rare intelligence. Pour la première fois, depuis qu'il y a un mouvement ouvrier, la lutte est menée dans ses trois directions : théorique, politique et économique pratique (résistance contre les capitalistes) avec tant de méthode et de cohésion. C'est dans cette attaque concentrique, pour ainsi dire, qu'est la force invincible du mouvement allemand.

D'une part, en raison de leur position avantageuse, de l'autre, par suite des particularités insulaires du mouvement anglais et de la violente répression du mouvement français, les ouvriers allemands sont, pour le moment, placés à l'avant-garde de la lutte prolétarienne. On ne saurait prédire combien de temps les événements leur laisseront ce poste d'honneur. Mais tant qu'ils l'occuperont, ils rempliront leur devoir, comme il convient, il faut l'espérer. . . Pour cela ils devront redoubler d'efforts dans tous les domaines de la lutte et de l'agitation. Ce sera, notamment, le devoir des chefs de s'éclairer de plus en plus sur toutes les questions théoriques, de se délivrer de plus en plus de l'influence des phrases traditionnelles, appartenant aux concep-

tions surannées du monde, et de ne jamais oublier que le socialisme, depuis qu'il est devenu une science, veut être traité, c'està-dire étudié, comme une science. La tâche consistera, ensuite, à répandre, avec un zèle accru, parmi les masses ouvrières, les conceptions toujours plus claires, ainsi acquises, et à consolider de plus en plus puissamment l'organisation du parti et celle des syndicats. Quoique les voix socialistes, exprimées en janvier, représentent déjà une assez belle armée, elles sont bien loin encore de constituer la majorité de la classe ouvrière allemande ; et, si encourageants que soient les succès de la propagande parmi la population rurale, il reste encore infiniment à faire précisément sur ce terrain. Il ne s'agit donc pas de relâcher le combat ; il faut, au contraire, arracher à l'ennemi une ville, une circonscription électorale après l'autre ; mais, avant tout, il s'agit de maintenir le véritable esprit international qui n'admet aucun chauvinisme patriotique et qui salue avec joie tout nouveau progrès du mouvement prolétarien, de quelque nation qu'il provienne. Si les ouvriers allemands continuent à agir ainsi, je ne dis pas qu'ils marcheront à la tête du mouvement — il n'est pas dans l'intérêt du mouvement que les ouvriers d'une seule nation quelconque marchent à sa tête — , mais ils occuperont une place honorable sur la ligne de combat ; et ils seront armés et prêts lorsque de lourdes épreuves imprévues, ou bien de grands événements exigeront d'eux beaucoup plus de courage,

de décision et d'action.

Londres, le 1er juillet 1874.

Rédigé par Engels, la lre partie en Pour la préparation de cette édi-

1870, la 2e, le 1er juillet 1874 tion, on a utilisé la traduction

Publia dan* Ipq 9e et le AUtinm publiée par les Editions Sociales

Publie dans les M et 3e éditions internationales, Paris 1929

de la Guerre des paysans en Allemagne, parues à Leipzig en 1870 et en 1875

INDEX DES NOMS

Affre (1793-1848), archevêque de Paris, blessé mortellement par une balle des soldats gouvernementaux sur les barricades où il était allé porter des paroles de paix, dans les combats de juin 1848, — p. 575.

Ailly, Pierre d' (1350-1420), cardinal français, — p. 352.

Albert — voir Martin, Alexandre,

Alexandre II (1818-1881), empereur de Russie (1855-1881), — p. 525.

Alexandre le Grand, roi de Macédoine, de 336 à 323 avant notre ère, — pp. 79, 244, 305, 386.

Aurangzeb (1619-1707), empereur de l'Inde de 1658 à 1707, de la dynastie des Grands Mogols, — p. 358.

Aurelle de Paladines, Louis d' (1804-1877), général français, monarchiste, — pp. 540-541, 543.

Babeuf, François-Noël, dit Gracchus (1760-1797), révolutionnaire français, communiste utopique, organisateur du « complot des égaux » ; après son échec il fut condamné à mort, — p. 51.

Bailly, Jean-Sylvain (1736-1793), homme politique de l'époque de la révolution bourgeoise française, girondin, — p. 253.

Bakounine, Mikhaïl Alexandrovitch (1814-1876), — pp. 15, 18, 584, 654, 697.

Balzac, Honoré de (1799-1850), — p. 355.

Baraguay-d'Hilliers, Achille, comte (1795-1878), général français, député aux Assemblées constituante et législative (1848-1851), bonapartiste, — pp. 205, 314,

Barbes, Armand (1809-1870), révolutionnaire français, démocrate petit-bourgeois, — pp. 183, 193, 229, 372.

Baroche, Pierre-Jules (1802-1870), homme politique français ; sous la monarchie de Juillet il se rallia à l'opposition monarchiste libérale modérée, puis bonapartiste, — pp. 228-229, 297, 309, 314,

Barrot, Odilon (1791-1873), leader de l'opposition monarchiste sous Louis-Philippe ; forma le premier ministère de Louis Bonaparte, — pp. 134, 143, 166, 176-179, 180- 184, 199, 205, 208, 210, 222, 271-273, 276, 290-292, 301, 316, 319, 325, 335.

INDEX DES NOMS

Barton, John, économiste bourgeois anglais, écrivit à la fin du XVIIIe siècle, — p. 470.

Bastiat, Claude-Frédéric (1801- 1850), économiste français, théoricien de réconomisme vulgaire,

— pp. 138, 413.

Bastide, Jules (1800-1879), homme politique et publiciste français, participa à la révolution de 1830, un des rédacteurs du National, ministre des Affaires étrangères (1848), — p. 170.

Baze, Jean-Didier (1800-1881), avocat et homme politique français, orléaniste, — pp. 324,

Beaumarchais, Pierre-Augustin Car on de (1732-1799), écrivain satirique français, — p. 184.

Bebel, August (1840-1913), un des fondateurs du parti social-démocrate d'Allemagne, — p. 126.

Bedeau, Marie-Alphonse (1804- 1863), général et homme politique français, ministre de la Guerre au gouvernement provisoire (1848) ; vice-président de l'Assemblée constituante, — pp.

Benoist d'Azy, Denis (1796-1880), financier et homme politique français, monarchiste, — pp.

Berry, duchesse de (1798-1870), veuve du second fils de Charles X, mère du comte de Chambord, prétendant au trône de France,

Berry er, Pierre-Antoine (1790- 1868), éminent avocat et homme politique français, légitimiste, — pp. 209, 280, 297, 323, 325, 327,

Beslay, Charles (1795-1878), ingénieur français, membre de la Commune de Paris, proudhonien de droite, — p. 537.

Billault, Auguste-Adolphe-Marie (1805-1863), avocat et homme politique français, membre de l'Assemblée constituante (1848- 1849), ministre de l'Intérieur sous le Second Empire, — p. 319.

Bismarck, Otto, prince de (1815- 1898), — pp. 119, 123, 126, 134, 502, 505, 518, 525, 534, 536, 538, 540-541, 555, 562, 565-566, 569, 575-576, 580, 633, 643, 648.

Blanc, Louis (1811-1882), socialiste petit-bourgeois français, — pp. 55, 143, 145, 146, 155, 157, 159, 166, 179, 193, 227, 251.

Blanqui, Louis-Auguste (1805- 1881), révolutionnaire français, communiste utopique, — pp.

Block, Maurice (1816-1901), économiste bourgeois et statisticien français, — p. 479.

Boguslawski, Albert (1834-1905), général prussien et écrivain militaire, — pp. 132, 134.

Boisguillebert, Pierre de (1646- 1714), économiste français, précurseur des physiocrates, — p. 216.

Bonaparte — voir Napoléon III.

Brandenburg, Friedrich Wilhelm (1792-1850), général et homme d'Etat réactionnaire prussien ; chef du Cabinet de Prusse (1848- 1850), — p. 57.

Bréa, Jean-Baptiste-Fidèle (1790- 1848), général réactionnaire français ; fut assassiné par les insurgés en juin 1848, — p. 193.

Bright, John (1811-1889), libéral anglais, partisan du libre-échange ; avec Cobden, il dirigea la Ligue contre les lois sur les céréales, — pp. 213, 687.

Brissot, Jacques-Pierre (1754-1793), homme politique, leader des girondins, — p. 409.

Broglie, Achille-Charles de (1785- 1870), homme politique français, orléaniste, — pp. 297, 325.

Brunel, Antoine-Magloire (1830- 1871), membre de la Commune de Paris, blanquiste, membre du Comité Central de la Garde Nationale, — p. 579.

Brutus, Marcus Junius (85-42 avant notre ère), républicain romain, organisateur de la conspiration contre César, — p. 252.

INDEX DES NOMS

Buchner, Ludwig (1824-1899), médecin allemand, vulgarisateur des sciences naturelles ; en philosophie, adepte du matérialisme vulgaire, — p. 387.

Cabet, Etienne (1788-1856), communiste utopique français, auteur du Voyage en Icarie, — pp. 19, 54, 157, 412, 580.

Caligula, Caïus (12-41), empereur

romain (37-41), — p. 272.

Colonne, Charles-Alexandre de (1734-1802), ministre des Finances de Louis XVI (1783-1787), — p. 565.

Campbell, George (1824-1892), administrateur anglais en Inde, membre du Parlement, libéral, — p. 369.

Camphausen, Ludolf (1803-1890), un des leaders de la bourgeoisie libérale rhénane ; président du Conseil des Ministres prussien après la révolution de mars 1848, — p. 58.

Capefigue, Jean-Baptiste (1802- 1872), historien et publiciste français de tendance monarchiste, — p. 239.

Carlier, Pierre (1799-1858), préfet de police sous Louis Bonaparte, — pp. 222, 293, 305, 311, 336.

Carnot, Lazare-Hippolyte (1801- 1888), homme politique français, ministre de l'Instruction publique du gouvernement provisoire (1848) ; membre de l'Assemblée législative ; adversaire résolu d'un coup d'Etat du 2 décembre 1851, — pp. 227, 229.

Caussidière, Marc (1808-1861), socialiste petit-bourgeois français ; il participa à l'insurrection lyonnaise de 1834 ; préfet de police sous le gouvernement provisoire (1848), — pp. 150, 166, 193, 251.

Cavaignac, Louis-Eugène (1802- 1857), général français, investi de pleins pouvoirs dictatoriaux, acceptés par l'Assemblée cons-

tituante ; il réprima férocement l'insurrection de juin du prolétariat parisien en 1848, ■ — pp. 161, 162, 165, 169-170, 173-176, 180, 181, 186-188, 195, 201, 263, 269, 276, 317, 330, 339, 575.

César, Caïus-Julius (100-44 avant notre ère), — pp. 208, 252.

Chambord, Henri-Charles, comte de (1820-1883), petit-fils de Charles X, prétendant au trône de France sous le nom de Henri V, — pp. 207, 242, 279-280, 302, 323-324, 327.

Changarnier, Nicolas- Anne-Théodule (1793-1877), général français, orléaniste ; il participa à l'écrasement de l'insurrection de juin à Paris (1848), — pp. 178, 184, 201, 206, 240, 244-245, 272- 273, 276, 283, 288, 305-306, 309, 312, 316, 320, 326, 329, 335, 337, 339, 545.

Chapman, John (1801-1854), publiciste et manufacturier anglais, — p. 369.

Charles X (1757-1836), roi de France (1824-1830), — p. 228, 325.

Charles-Albert (1798-1849), roi de Piémont (1831-1849), — p. 188.

Charras, Jean-Baptiste- Adolphe (1810-1865), colonel et écrivain militaire français, républicain modéré, antibonapartiste, — pp.

Cherbuliez, Antoine-Elisée (1797- 1869), économiste suisse, critique petit-bourgeois du capitalisme, — p. 470.

Clive, Robert (1725-1774), un des initiateurs de la conquête coloniale et du pillage de l'Inde ; gouverneur anglais du Bengale (1765-1767), — p. 370.

Cobden, Richard (1804-1865), économiste bourgeois anglais, libéral, libre-échangiste, fondateur de la Ligue contre les lois sur les céréales, — p. 213.

Coëtlogon, Louis-Charles (1814- 1886), fonctionnaire français, préfet, — p. 545.

Constant, Benjamin (1767-1830), écrivain et publiciste libéral français, — p. 252.

INDEX DES NOMS

Comte de Paris — voir Louis-Philippe.

Constantin Ier (le Grand), Cdius Flavius Aurélius Claudius (vers 274-337), empereur romain (303- 337), — p. 136.

Corbon, Claude- Anthime (1808- 1891), ouvrier compositeur, puis rédacteur ; à partir du 4 septembre 1870, maire d'un arrondissement de Paris ; député à l' Assemblée nationale (1871), — p. 531.

Cousin, Victor (1792-1867), publiciste libéral français, ministre de l'Instruction publique (1840), — p. 252.

Crémieux, Adolphe (1796-1880), avocat et homme politique libéral français ; membre du gouvernement de la Défense Nationale (1870-1871), — pp. 143,

Creton, Nicolas (1798-1864), avocat français, membre des Assemblées constituante et législative (1848-1851); orléaniste, — pp. 215, 322.

Cromwell, Oliver (1599-1658), — pp. 252, 339.

Cubières, Amédée-Louis Despans de (1786-1853), général français, il participa à la campagne de Napoléon ; ministre de la Guerre (18394840), — p. 214.

Dante, Alighieri (1265-1321), — p.

Danton, Georges- Jacques (1759- 1794), — pp. 251-252

Darboy, Georges (1813-1871), archevêque de Paris fusillé par les communards, — p. 575.

Darwin, Charles, (1809-1882), — p. 17.

De Flotte, Paul (1817-1860), disciple de Fourier, il participa au mouvement du 15 mai et à l'insurrection de juin à Paris (1848); député à l'Assemblée législative (1851), — pp. 193, 227, 228,

Démosthène (vers 384-322 avant notre ère), orateur de la Grèce antique, — p. 209.

Desmoulins, Camille (1760-1794), journaliste et homme politique français ; participa à la révolution française, jacobin de droite, — p. 252

Dioclétien, Caïus- Aurelius-Valerius (vers 245-313), empereur romain (284-305), — pp. 135, 136.

Douay, Félix (1816-1879), général français ; il fut fait prisonnier, avec Napoléon III, près de Sedan pendant la guerre francoprussienne, — p. 570.

Duchâtel, Charles (1803-1867), homme politique français, orléaniste ; avant la révolution de 1848, ministre de l'Intérieur, — p. 324.

Duclerc, Charles-Théodore-Eugène (1812-1888), journaliste et homme politique français, membre de la rédaction du National (1840-1846), de mai à juin 1848, ministre des Finances, puis un des directeurs de la banque « Crédit Mobilier », — p. 186.

Ducpétiaux, Edouard (1804-1868), publiciste et économiste bourgeois de Belgique ; inspecteur général des prisons et des établissements de charité belges, — p. 618.

Dufaure, Armand-Jules (1798- 1881), avocat français, ministre sous Louis-Philippe et sous le Second Empire ; ministre de la Justice au gouvernement de Thiers (1871), — pp. 172, 175, 214, 540, 546, 566-568.

Dunoyer, Charles (1786-1862), économiste et libéral bourgeois français, — p. 412.

Dupin, André-Marie (1783-1865), avocat français, orléaniste ; après la révolution de février 1848, président de l'Assemblée législative, — pp. 237, 305, 309-

Dupont de l'Eure, Jacques-Charles (1767-1855), homme politique français, avant la révolution de 1848 dirigea la campagne des

INDEX DES NOMS

banquets, président du gouvernement provisoire, — p. 143.

Duprat, Pierre-Pascal (1815-1885), député aux Assemblées constituante et législative (1848-1851) ; initiateur de l'arrêté sur l'octroi de pleins pouvoirs dictatoriaux à Cavaignac du 24 juin 1848 ; adversaire résolu de Louis-Philippe, — pp. 311-312.

Duval, Emile (1841-1871), ouvrier français, membre de la Ire internationale, un des généraux de la Commune de Paris ; fusillé par les soldats de Versailles dans le combat des 3 et 4 avril, — p. 546.

Engels Friedrich (1820-1895), — pp. 5-11, 14, 17, 21, 22, 24, 101, 137, 231, 378-379, 386, 631, 633,

Espartero, Baldomero (1793-1879), général espagnol, leader du parti libéral, régent d'Espagne (1840-1843) et ministre-président (1854-1856), — pp. 535, 650.

Eudes, Emile (1843-1888), blanquiste, membre de la Commune de Paris ; jusqu'au 4 avril délégué militaire de la Commune, — p.

Falloux, Frédéric- A Ifred-Pierre (1811-1886), écrivain et homme politique français, légitimiste et clérical ; initiateur de la suppression des ateliers nationaux (1848) ; inspirateur de l'écrasement sanglant de l'insurrection de juin, — pp. 177, 187, 199, 210, 276, 290-291, 325, 327.

Faucher, Julius (1820-1878), économiste allemand, adepte de l'économisme vulgaire, libre-échangiste ; à partir de 1861, membre de la Chambre des députés prussienne, progressiste, — p. 619.

Faucher, Léon (1804-1854), publiciste français, républicain modéré, ministre de l'Intérieur sous la présidence de Louis Bonaparte, — pp. 138, 177, 183, 186, 298, 319, 325.

Favre, Jules (1809-1880), homme politique français, républicain bourgeois, membre du gouvernement de la Défense Nationale (1870) ; il participa à l'écrasement de la Commune de Paris, 546, 562, 569, 579-581.

Ferdinand II (1810-1859), roi de Naples appelé le roi Bomba en raison de l'écrasement de la révolution à Palerme et Messine par bombardement, — p. 535.

Ferrier, François (1777-1861), économiste et homme politique français, — p. 382.

Ferry, Jules (1832-1893), avocat et homme politique français, un des bourreaux de la Commune de Paris, premier ministre (1880- 1881 et 1883-1885), organisateur de plusieurs expéditions militaires coloniales, — p. 533.

Feuerbach, Ludwig (1804-1872), — pp. 8, 386-387, 407.

Flocon, Ferdinand (1800-1866), publiciste petit-bourgeois et homme politique français, — p. 143.

Flourens, Gustave (1838-1871), révolutionnaire blanquiste français, membre de la Commission militaire de la Commune de Paris ; périt au cours d'une expédition militaire de la Commune le 3 avril 1871, — pp. 540, 544,

Fouché, Joseph (1759-1820), chef de la police de Napoléon 1er, — p. 222.

Fould, Achille (1800-1867), banquier français, orléaniste, puis bonapartiste ; membre de l'Assemblée constituante (1848- 1849) ; il participa au coup d'Etat du 2 décembre 1851, — pp.

INDEX DES NOMS

Fouquier-Tinville, Antoine-Quentin (1746-1795), accusateur public du tribunal révolutionnaire pendant la Révolution française, — p. 189.

Fourier, Charles (1772-1837), — pp. 51, 407, 488, 628-629, 697.

Franklin, Benjamin (1706-1790), homme d'Etat et savant américain, lutta pour l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique, — p. 439.

Frédéric II (le Grand) (1712-1786), roi de Prusse (1748-1786), — pp.

Galliffet, Gaston de (1830-1909), général français, bourreau de la Commune de Paris, — pp. 546, 548, 578.

Gambetta, Léon (1838-1882), homme politique français, il se rallia à l'aile gauche modérée du parti républicain; membre du gouvernement de la Défense Nationale (1870), — p. 531.

Ganesco, Grégory (1830-1877), publiciste français, natif de Roumanie, — p. 560.

Girardin, Emile de (1806-1881), publiciste et homme politique français, rédacteur de grands organes de publicité ; républicain bourgeois, puis bonapartiste, — pp. 237, 312, 356.

Giraud, Charles (1802-1881), jurisconsulte et homme politique français ; ministre de l'Instruction publique en 1851, — p. 336.

Gladstone, William Ewart (1809- 1898), homme politique en vue anglais, leader du parti libéral de la deuxième moitié du XIXe siècle, — p. 396.

Gœthe, Johann-Wolfgang (1749- 1832), — pp. 364, 672.

Gortchakov, Alexandre Mikhaïlovitch (1798-1883), diplomate et homme d'Etat russe, ministre des Affaires étrangères (1856- 1882), — p. 525.

Goudchaux, Michel (1797-1862), ministre des Finances de France (1848), — p. 166.

Gracchus (les Gracques), nom de deux frères : Tiberius (162-133 avant notre ère) et Caïus (153- 121 avant notre ère); chefs du mouvement révolutionnaire agraire reflétant les intérêts de la petite paysannerie de la Rome antique, — pp. 134,

Grandin, Victor (1797-1849), fabricant et homme politique français sous Louis-Philippe ; conservateur, — p. 138.

Granier de Cassagnac, Bernard- Adolphe de (1806-1880), journaliste français, avant la révolution de 1848 se rallia à la famille d'Orléans, puis bonapartiste actif, membre du Corps législatif, — pp. 239, 355.

Grun, Karl Theodor (1817-1887), publiciste allemand, un des représentants du prétendu «véritable socialisme », — pp. 50,

Guillaume 1er (1797-1888), roi de Prusse (1861-1888) et empereur d'Allemagne (1871-1888), — pp.

Guinard, Auguste- Joseph (1799- 1874), démocrate petit-bourgeois français, — p. 229.

Guizot, François-Pierre (1787- 1874), historien bourgeois et homme d'Etat français, monarchiste, — pp. 21, 138, 141- 142, 162, 170, 177, 185, 205, 210, 252, 265, 324-325, 343, 356, 377, 535.

Haies, John, ouvrier anglais, trade-unioniste, membre du Conseil Général de la Ire Internationale (1866-1872), — p. 581.

Hansemann, David-Justus (1790- 1864), un des leaders de la bourgeoisie libérale du Rhin en 1848, — pp. 57-58, 622.

INDEX DES NOMS

Haussez, Charles (1778-1854), ministre de la Marine de Charles X au Cabinet de Polignac (1829), — p. 228.

Haussmann, Georges-Eugène, baron (1809-1891), préfet de Paris sous le Second Empire ; reconstruisit la capitale, — pp. 561, 573-574, 596, 649.

Hautpoul, Alphonse-Henri d' (1789- 1865), général français, ministre de la Guerre sous la présidence de Louis Bonaparte, — pp. 210, 221, 227, 237, 244-245, 292, 297, 305-306, 308.

Haxthausen, August (1792-1866), fonctionnaire et écrivain prussien ; il fit un voyage en Russie ((1843-1844), et décrivit les vestiges du régime communautaire primitif dans les relations agraires de la Russie, — p. 21.

Haynau, Julius- Jacob de (1786- 1853), feld-maréchal autrichien, réprima férocement le mouvement révolutionnaire en Italie et en Hongrie (1848-1849), —p. 207.

Heeckeren (d'Anthès), Georges- Charles (1812-1895), noble français ; assassin d'Alexandre Pouchkine ; par la suite bonapartiste ; il prit une part active au coup d'Etat du 2 décembre 1851, — p. 545.

Hegel, Georg-Wilhelm-Friedrich (1770-1831), — pp. 251, 376-377, 383, 386-388, 407-408, 482, 655,

Helvétius, Claude-Adrien (1715- 1771), éminent philosophe matérialiste français, — pp. 195,

Henri V — voir Chambord.

Henri VI (1421-1471), roi d'Angleterre (1422-1461), — p. 322.

Hervé, Edouard (1835-1899), pu- 'bliciste monarchiste français, — p. 571.

Heydt, August (1801-1874), conservateur rhénan, ministre du Commerce prussien (1848) ; à partir de 1862 jusqu'à l'entrée au gouvernement de Bismarck, ministre des Finances, — p. 57.

Hobbes, Thomas (1588-1679), philosophe matérialiste anglais, — p. 447.

Hohenzollern, dynastie gouvernante en Brandebourg-Prusse (MIS- AIS) et dans l'Empire allemand

Hole, James, publiciste anglais, philanthrope bourgeois, — ,p. 619.

Hubert, Victor- Aimé (1800-1869), publiciste conservateur et professeur, un des fondateurs du socialisme chrétien allemand, — pp. 619, 629-630.

Hugo, Victor (1802-1885), — pp.

Huxley, Thomas Henry (1825- 1895), naturaliste anglais, ami et disciple de Darwin, — p. 557.

Jaubert, François (1798-1874), savant et philologue français, ministre des Travaux publics au Cabinet de Thiers (1840), — p. 577.

Joinville, François d'Orléans, prince de (1818-1900), troisième fils de Louis-Philippe, après la révolution de 1848, il émigra en Angleterre, — pp. 324-325, 335.

Jones, Richard (1790-1855), économiste anglais, — p. 470.

Kant, Emmanuel (1724-1804), — pp. 210, 387, 408, 410.

Kœller, Ernst Matthias (1841-1928), conservateur prussien, chef de la police de Francfort-sur-le- Main (1887) ; ministre de l'Intérieur (1894-1895), — p. 136.

Kouli-khan — voir Nadir-chah.

Lacrosse, Bertrand-Théobald- Joseph (1796-1865), homme politique français, ministre des Tra-

INDEX DES NOMS

vaux publics sous la présidence de Louis Bonaparte, — p. 200.

Laffitte, Jacques (1767-1844), banquier français, — pp. 137, 534.

La Hitte, Jean-Ernest (1789-1878), général français, bonapartiste, ministre des Affaires étrangères (1849-1851), — pp. 228, 297.

Lamartine, Alphonse de (1790- 1869), poète français, libéral bourgeois ; faisant partie du gouvernement provisoire en 1848 il trahit les intérêts des éléments démocratiques, — pp. 143, 149, 157, 161,319.

Lamoricière, Christophe-Léon

i( 1806-1865), général et homme politique français, républicain bourgeois ; participa à l'écrasement de l'insurrection de juin (1848), — pp. 276, 339.

La Roche jaquelein, Henri- Auguste- Georges de (1805-1867), monarchiste légitimiste français, membre des Assemblées législative et constituante (1848-1851) ; au temps de Napoléon III, sénateur,

— pp. 145, 325.

Lassalle, Ferdinand (1825-1864), — pp. 18, 126, 473, 665-666.

Lavoisier, Antoine-Laurent de (1743-1794), célèbre chimiste français, — p. 498-499.

Leclerc, Alexandre, commerçant de Paris, partisan du parti de l'ordre, participa à l'écrasement de l'insurrection de juin en 1848,

Lecomte, Claude-Martin (1817- 1871), général français ; il prit part à l'expédition de nuit contre Montmartre le 18 mars 1871 ; tué par les soldats de son détachement passés au côté du peuple, — pp. 543-544, 548, 567- 568, 570.

Ledru-Rollin, Alexandre-Auguste (1807-1874), républicain bourgeois français, un des leaders de la démocratie petite-bourgeoise, — pp. 143, 153, 156, 157, 164, 166, 175, 176, 183, 187-189, 194- 195, 197-198, 202, 215, 229, 236, 263, 277, 283, 286.

Le Flô, Adolphe-Emmanuel-Charles (1804-1887), général français, monarchiste ; député aux Assemblées législative et constituante (1848-1851) ; ministre de la Guerre (1870-1871), —

Lemoinne, John-Emile (1815-1892), correspondant anglais du Journal des Débats, — p. 239.

Lerminier, Jean - Louis - Eugène (1803-1857), publiciste français, professeur de droit comparé au Collège de France, — p. 185.

Lessing, Gotthold Ephraïm (1729- 1781), grand penseur, poète, critique, dramaturge et philosophe allemand, — p. 482.

Liebig, Justus (1803-1873), savant allemand, un des créateurs de la chimie agricole, — p. 670.

Linguet, Simon - Nicolas - Henri (1736-1794), publiciste français, — p. 414.

List, Friedrich (1789-1846), économiste bourgeois allemand, partisan du protectionnisme, — p. 382.

Locke, John (1632-1704), philosophe anglais, sensualiste, — p. 253.

Louis-Bonaparte — voir Napoléon

Louis-Napoléon — voir Napoléon

Louis-Philippe (1773-1850), roi de France (1830-1848), — pp. 137- 140, 143, 169, 172, 176, 204, 207- 208, 211, 213-215, 239, 241-242, 258, 261-262, 269, 271, 276, 279, 288, 290, 302, 323-324, 326-328, 345, 503-504, 534, 536-537, 543- 544, 555, 567.

Louis-Philippe-Albert, comte de Paris (1838-1894), petit-fils du roi de France Louis-Philippe qui abdiqua en faveur du premier en 1848, — pp. 241, 323-

Louis ' XIV (1638-1715), roi de France (1643-1715), — pp. 216,

Louis XV (1710-1774), roi de France (1715-1774), — p. 356.

INDEX DES NOMS

Louis XVI (1754-1793), roi de France (1774-1792), — p. 508.

Louis XVUÎ (1755-1824), roi de France (1814-1824), — pp. 252,

Luther, Martin (1483-1546), fondateur du protestantisme (luthéranisme) en Allemagne, — p. 251.

Mac-Mahon, Marie-Edme-Patrice- Maurice de (1808-1893), maréchal de France, en 1871 commanda les troupes de Versailles contre la Commune de Paris ; président de la République

Magnan, Bernard-Pierre (1791- 1865), général français, bonapartiste ; il participa à l'écrasement de l'insurrection de Lyon (1849), — pp. 326, 336,

Maleville, Léon (1803-1879), membre des Assemblées législative et constituante françaises (1848- 1851), — p. 319.

Malthus, Thomas Robert (1766- 1834), économiste bourgeois anglais, auteur de la théorie réactionnaire de la surpopulation, — pp. 408, 462.

Marie, Alexandre (1795-1870), ministre des Travaux publics au gouvernement provisoire de France en 1848, créateur des ateliers nationaux, — p. 155.

Marrast, Armand (1801-1852), publiciste bourgeois français, un des leaders des républicains de droite ; membre du gouvernement provisoire (1848), — pp. 157, 165, 169, 171, 173, 186, 195, 253, 263, 273.

Martin, Alexandre (Albert) (1815- 1895), ouvrier français, membre du gouvernement provisoire (1848), — pp. 143, 145, 146, 159,

Marx, Eleonor (Tussy) (1855-1898), fille cadette de Karl Marx, femme de E. Aveling, socialiste

anglais ; militante des mouvements ouvriers anglais et international, — p. 609.

Marx, Karl (1818-1883), pp. 5-11, 16-18, 20, 21, 63-65, 67, 116-118, 121, 137, 231, 250, 352, 379, 479-482, 489, 492, 494, 497-502, 510, 585, 592, 594-595, 600, 613, 616, 655, 664, 677, 683.

Masaniello, Tomaso Aniello (1623- 1647), pêcheur, dirigea la révolte du peuple de Naples contre la domination espagnole en 1647, — p. 338.

Mathieu de la Drôme, Philippe- Antoine (1808-1865), membre de la Législative et de la Constituante françaises (1848-1851) ; démocrate petit-bourgeois, — p. 185.

Mauguin, François (1785-1854), avocat français, membre de la Législative et de la Constituante (1848-1851), — pp. 309-

Maupas, Emile (1818-1888), bonapartiste, il prit une part active au coup d'Etat du 2 décembre 1851, — p. 336.

Maurer, Georg Ludwig (1790- 1872), historien allemand, étudia le régime social de l'antiquité et du moyen âge en Allemagne, — p. 22.

Mende/ssohM, Moses (1729-1786), philosophe petit-bourgeois allemand, idéaliste, — p. 482.

Menenius, Agrippa (mort en 493 avant notre ère), publiciste romain, — p. 419.

Metternich, Klemens Lothar Wenzel, prince de (1773-1859), ministre réactionnaire autrichien, un des créateurs de la Sainte- Alliance des Etats européens, — p. 21.

Millière, Jean-Baptiste (1817-1871), proudhonien de gauche, journaliste ; il participa à la Commune de Paris; le 26 mai 1871, fut fusillé par les troupes de Versailles, — pp. 532, 581.

Mole, Louis-Mathieu (1781-1855), homme politique français au temps de Napoléon !«*, la Res-

INDEX DES NOMS

tauration et la monarchie de Juillet ; plusieurs fois nommé ministre ; membre des Assemblées législative et constituante (1848-1851), — pp. 205, 206, 297, Moleschott, Jacob (1822-1893), physiologiste, né en Hollande, adepte du matérialisme vulgaire,

Moll, Josef (1812-1849), horloger de Cologne, membre de la Ligue des Communistes ; périt pendant l'insurrection de Baden,

Monk, George (1608-1669), général et homme politique anglais ; combattit dans les troupes de Cromwell ; après la mort de ce dernier, il se prononça contre la République et contribua à la restauration de la dynastie des Stuarts, — pp. 184, 306.

Montalembert, Charles, comte de (1810-1870), écrivain et homme politique français, leader du parti catholique, — pp. 215-216, 236, 316, 325, 351.

Montesquieu, Charles de (1689- 1755), historien et écrivain français, idéologue de la monarchie constitutionnelle, — p. 554.

Morgan, Lewis Henry (1818-1881), savant américain, ethnographe et historien de (La société primitive, — p. 22.

Morny, Charles- Auguste, duc de (1811-1865), frère utérin de Louis Bonaparte ; bonapartiste, il prit une part active au coup d'Etat du 2 décembre 1851, — p. 355.

Morton, John (1781-1864), agronome anglais, — p. 426.

Mulberger, Arthur (1847-1907), médecin allemand, proudhonien,

Munzer, Thomas (vers 1490-1525), communiste utopique allemand de l'époque de la Réforme ; dirigea l'insurrection paysanne de 1525 en Allemagne, — p. 683.

Nadir-chah (Kouili-khan) (1688- 1747), chah d'Iran ; envahit l'Inde (1738-1739), — p. 358.

Napoléon Ier (Bonaparte) (1769- 1821), — pp. 112, 139, 174475, 177-178, 216, 220, 222-223, 243- 245, 248, 252-254, 304, 339, 344- 346, 348-352, 354, 356, 382, 414, 507, 512, 519, 524, 536, 560, 620.

Napoléon III (Louis-Bonaparte) (1808-1873), empereur des Français (1852-1870), — pp. 117, 123, 169, 174-185, 187, 192, 194, 196-198, 207-210, 215-217, 220, 222-223, 227-228, 239-246, 252- 254, 269-273, 276-277, 280-281, 283, 287, 289, 290-293, 296-298, 302-306, 308, 311-313, 315-321, 325-326, 328, 330-331, 334-343, 345, 347-354, 356, 414, 501, 504- 505, 515, 517-518, 521-522, 525, 528, 532-533, 536-537, 542, 550, 555, 559, 561-562, 564, 567-568, 632, 636, 645, 648-649, 687.

Néron, Claudius (37-68), empereur romain (54-68), — p. 397.

Neumayer, Maximilien-Georges- Joseph (1789-1866), général français, — pp. 245, 306.

Newman, Francis William (1805- 1897), savant et publiciste libéral anglais, — p. 424.

Newmarch, William (1820-1882), économiste et statisticien anglais, — p. 424.

Ney, Edgar (1812-1882), fils de Michel Ney, maréchal de Napoléon Ie* ; adjoint du président Louis Bonaparte, — pp. 208,

Nicolas II (1868-1918), tsar de Russie (1894-1917), — p. 132.

Orléans, dynastie royale française (1830-1848), — pp. 190, 205, 209, 278, 291, 320, 323-324, 345, 354- 355, 561, 567.

Oudinot, Nicolas-Charles-Victor (1791-1863), général français, orléaniste ; en 1849 commanda

INDEX DES NOMS

les troupes envoyées contre la République romaine, — pp. 189, 197, 262, 273, 287, 291.

Owen, Robert (1771-1858), — pp. 51, 400, 424, 488, 607, 628- 630, 697.

Pagnerre, Laurent-Antoine (1805- 1854), éditeur français, député à l'Assemblée législative (1848- 1849), républicain bourgeois, — p. 186.

Palmerston, Henry John (1784- 1865), homme d'Etat anglais, leader des éléments d'extrêmedroite du parti libéral, — p. 401.

Passy, Hyppolyte-Philibert (1793- 1880), ministre des Finances (1848-1849), — pp. 208, 214.

Pecqueur, Constantin (1801-1887), socialiste utopique français, — p. 485.

Pêne, Henri (1830-1888), journaliste français ; légitimiste, puis bonapartiste ; fondateur des Gaulois et Paris Journal, — p. 545.

Pereire, Isaac (1806-1880), banquier français ; avec son frère Emile, fonda la société par actions Crédit Mobilier (1852), — p. 647.

Persigny, Jean - Gilbert - Victor (1808-1872), diplomate français, bonapartiste ; il prit une part active au coup d'Etat du 2 décembre 1851, — pp. 320, 335.

Picard, Arthur (né en 1825), homme politique et journaliste français, membre de la Chambre des députés à partir de 1876, — p. 533.

Picard, Ernest (1821-1877), ministre des Finances du gouvernement de la Défense Nationale, ministre de l'Intérieur au gouvernement de Thiers, — pp. 533, 540, 546, 577.

Pierre 1er (ie Grand) (1672-1725), — p. 413.

Pietri (1820-1902) participa activement au coup d'Etat du 2 dé-

cembre 1851 ; préfet de la police sous le Second Empire, — pp. 517, 566.

Platon (vers 427-347 avant notre ère), philosophe idéaliste grec, — p. 172.

Polignac, Jules-Armand de (1780- 1847), homme d'Etat français, légitimiste extrême, ministreprésident sous Charles X, — p. 325.

Pouyer-Quertier, Auguste-Thomas (1820-1891), fabricant français de Rouen, bonapartiste ; ministre des Finances au gouvernement de Thiers (1871), — pp. 540, 569.

Priestley, Joseph (1733-1804), naturaliste anglais et philosophe matérialiste, — pp. 497-498.

Proudhon, Pierre- Joseph (1809- 1865), — pp. 9, 10, 51, 233, 247, 286, 379, 407-414, 510-511, 583- 586, 594, 597-600, 602-604, 606- 611, 614, 616, 621, 624, 654-658, 662-665, 666, 668, 671, 673-675,

Raffles, Thomas Stamford (1781- 1826), administrateur colonial anglais, gouverneur de Java et Sumatra, auteur de The History of Java en deux volumes, — p. 358.

Ramsay, George (1800-1871), économiste anglais, — p. 470.

Raspail, François-Vincent (1794- 1878), médecin et naturaliste français, publiciste, républicain de gauche ; il participa aux révolutions de 1830 et 1848 ; plus tard, radical de gauche, — pp. 144, 157, 169, 175, 183, 193,

Râteau, Jean-Pierre (1800-1887), membre des Assemblées législative et constituante (1848-1851), bonapartiste, — pp. 181, 185,

Rau, Karl (1792-1870), économiste, adepte de l'économisme vulgaire, — p. 382.

Raumer, Friedrich (1781-1873), historien bourgeois allemand,

INDEX DES NOMS

membre de l'Assemblée de Francfort (1848-1849), — p. 414.

Regnaud de Saint-Jean d'Angely — voir Saint-Jean d'Angely.

Rémusat, Charles de (1797-1875), homme politique et écrivain français, orléaniste, — p. 315.

Reschauer, Heinrich (né en 1838), journaliste autrichien, rédacteur du journal radical Volksstimme à Gratz, — p. 669.

Ricardo, David (1772-1823), — pp. 64, 65, 67, 410, 436, 469-470,

Richard III (1452-1485), roi d'Angleterre (1483-1485), — p. 322.

Riehl, Wilhelm-Heinrich (1823- 1897), publiciste réactionnaire allemand, — p. 383.

Roberts, Henry (mort en 1876), architecte anglais, philanthrope ; se spécialisa dans les questions des conditions de logement de la classe ouvrière en Angleterre, en Belgique et en Italie, — p. 619.

Robespierre, Maximilien de (1758- 1794), — pp. 170, 251-252, 424.

Rodbertus, Johann-Karl (Jagestzov) (1805-1875), propriétaire foncier prussien, économiste, théoricien du « socialisme d'Etat » des junkers prussiens, — pp. 497, 500.

Roscoe, Henry Enfield (1833- 1915), chimiste anglais ; il édita, avec K. Schorlemmer, un manuel de la chimie en neuf volumes, — p. 498.

Rose, George (1744-1818), conservateur anglais, ministre des Finances (1782-1783 et 1784-1801),

Rœssler, Constantin (1820-1896), publiciste prussien, se prononça pour la politique de Bismarck,

Rouher, Eugène (1814-1884), homme politique français, bonapartiste, — pp. 309, 319.

Rousseau, Jean-Jacques (1712- 1778), — p. 414.

Royer-Collard, Pierre (1763-1845), philosophe et homme politique,

un des leaders du parti libéral sous la Restauration, — p. 252.

Saint- Arnaud, Armand- Jacques- Achille Leroy de (1801-1854), maréchal de France, — p. 273.

Saint-Beuve, Henri (1819-1855), manufacturier et propriétaire foncier français, membre des Assemblées législative et constituante (1848-1851) — p. 329.

Saint-Jean d'Angely, Regnaud (1794-1870), général français, ministre de la Guerre en 1851, — p. 314.

Saint-Just, Louis-Antoine de (1767- 1794), participa à la Révolution française, ami et compagnon d'armes de Robespierre, —

Saint-Priest, Emmanuel-Louis-Marie (1789-1887), général et diplomate français, légitimiste, — p. 323.

Saint-Simon, Henri, comte de (1760-1825), — pp. 51, 407, 488,

Saisset, Jean-Marie-Joseph-Théodore (1810-1879), vice-amiral français, monarchiste réactionnaire, — p. 546.

Sallandrouze, Charles-Jean (1808- 1867), manufacturier, membre de l'Assemblée constituante (1848-1849), — p. 339.

Saltykov, Alexéi Dmitriévitch, prince (1806-1859), voyageur russe, auteur de notices de voyage en français, — p. 370.

Salvandy, Narcisse-Achille (1795- 1856), publiciste français, après la révolution de 1830, membre de la Chambre des députés, ministre de l'Instruction publique de Louis-Philippe, — p. 323.

Sax, Emil (1845-1927), économiste bourgeois autrichien, — pp. 583.

Say, Jean-Baptiste (1767-1832), économiste bourgeois français, — p. 252.

INDEX DES NOMS

Scheele, Karl Wilhelm (1742-1786), chimiste suédois, — pp. 497-

Schorlemmer, Karl (1834-1892), éminent chimiste, natif de l'Allemagne, communiste, ami de Marx et d'Engels ; demeura et travailla à Manchester, — p. 498.

Schramm, Jean-Paul-Adam (1789- 1884), général français, participa aux guerres de Napoléon, — p. 306.

Schulze-Delitzsch, Franz Hermann (1808-1883), économiste bourgeois allemand, progressiste ; il tenta de diriger le mouvement ouvrier allemand sur une voie de coopération d'artisan et de production, — pp. 473, 670.

Schweitzer, Johann-Baptist (1833- 1875), journaliste allemand ; rédacteur de l'organe lassalien Sozial-Demokrat ; à partir de 1867, président de l'Union Générale des ouvriers allemands,

Sébastiani, Horace-François-Bastien (1772-1851), maréchal et diplomate de France, ministre des Affaires étrangères sous la monarchie de Juillet, — p. 162.

Ségur d'Aguesseau, Raymond-Paul (1803-1889), homme politique français, — p. 228.

Senior, Nassau William (1790- 1864), économiste anglais ; adepte de réconomisme vulgaire ; apologiste du capitalisme,

— pp. 399, 423-424.

Shakespeare, William (1564-1616),

—pp. 303, 373, 467, 533.

Sieber, Nikolaï Ivanovitch (1844- 1888), économiste russe, un des premiers vulgarisateurs des études économiques de Marx en Russie, — p. 479.

Simon, Jules (1814-1896), publiciste français, ministre de l'Instruction publique au gouvernement de la Défense Nationale,

Sismondi, Jean-Charles-Léonard Simonde de (1773-1842), écono-

miste suisse, critique petit-bourgeois du capitalisme, — pp. 47, 248, 470, 485.

Smith, Adam (1723-1790), — pp. 391, 394, 436, 443-44, 470.

Smith, Edward (vers 1818-1874), médecin anglais, inspecteur sanitaire du Département de médecine du Conseil secret pour l'étude de l'alimentation des travailleurs, — p. 394.

Soulouque (1782-1867), président de la République d'Haïti, en 1849 proclamé empereur sous le nom de Faustin Ier, — pp. 177, 222, 226, 355.

Spinoza, Barush (1632-1677), philosophe matérialiste hollandais, — p. 482.

Stein, Lorenz (1815-1890), jurisconsulte et économiste allemand, partisan de la « monarchie sociale » ; connu comme auteur de l'ouvrage Socialisme et communisme dans la France contemporaine, paru en 1842, — p. 383.

Strousberg, Bethel Henry (1823- 1884), gros financier-spéculateur allemand, — p. 647.

Sue, Eugène (1804-1857), écrivain français, auteur de plusieurs romans sur les thèmes sociaux, — pp. 223, 235-236, 238, 298.

Susane, Louis (1810-1876), général français, ministre de la Guerre à partir de 1871, — p. 532.

Sulla (Sylla), Lucius Cornélius (138-78 avant notre ère), dictateur romain, — pp. 538, 571.

Tacite, P. Cornélius (vers 55-120), historien latin, — p. 572.

Tamerlan (Timourlenk, dit) (1336- 1405), conquérant oriental, fondateur d'un grand Etat en Asie centrale, — p. 547.

Tamisier, François-Laurent- A l-

phonse (né en 1809), colonel et inventeur militaire français, républicain de gauche, commandant en chef de la Garde Nationale, — p. 544.

INDEX DES NOMS

Teste, Jean-Baptiste (1780-1852), avocat et homme politique français, libéral ; ministre de la Justice de Louis Philippe, — p. 214.

Thiers, Louis-Adolphe (1797-1877), historien bourgeois et homme politique français, bourreau de la Commune de Paris, — pp. 124, 205, 208, 211, 223, 236, 239, 273, 280, 283, 286, 297, 316, 324-326, 329, 331, 335, 338-339, 412, 506, 508, 516, 530-531, 534- 544, 546-548, 550-551, 558, 560, 562, 564-575, 577.

Thomas, Clément (1809-1871), homme militaire français, chef de la Garde Nationale (1848), tué par les troupes passées au côté du peuple à l'époque de la Commune de Paris, — pp. 543- 544, 548, 567-568, 570.

Thorigny, Pierre-François-Elisabeth (1798-1869), avocat français ; en 1834, il mena l'enquête sur des affaires de l'insurrection de Lyon ; ministre de l'Intérieur et premier ministre sous la présidence de Louis Bonaparte, — p. 336.

Thornton, William Thomas (1813- 1880), économiste bourgeois anglais, disciple de John Stuart Mill, — p. 467.

Tocqueville, Alexis-Charles de (1805-1859), historien et homme d'Etat français, libéral, — p. 326.

Tolain, Henri-Louis (1828-1897), ouvrier français, un des organisateurs d'une section française de la Ire Internationale, proudhonien ; à l'époque de la Commune de Paris il passa au côté des troupes de Versailles, plus tard, sénateur, — p. 548.

Tooke, Thomas (1774-1858), économiste et statisticien anglais, — pp. 424, 444.

Toussaint Louverture (Louverture dit Toussaint), François-Dominique (1743-1803), dirigea le mouvement révolutionnaire des Noirs d'Haïti à l'époque de la Révolution française, — p. 177.

Trélat, Ulysse (1795-1879), homme politique français, vice-président de l'Assemblée constituante (1848-1849); ministre des Travaux publics, — p. 159.

Tremenheere, Hugh Seymour (1804-1893), administrateur anglais, commissaire gouvernemental pour l'étude des conditions de travail dans les fabriques, — p. 396.

Trochu, Louis-Jules (1815-1896), général français, chef du gouvernement de la Défense Nationale (1870), un des bourreaux de la Commune de Paris, — pp. 530- 531, 538, 542, 544, 574.

Ure, Andrew (1778-1857), économiste bourgeois anglais, — pp. 399, 423-424.

Urquhart, David (1805-1877), diplomate et publiciste anglais ; il lutta contre la politique extérieure de Palmerston, — p. 427.

Vaillant, Edouard (1840-1915), ingénieur et médecin français, blanquiste, membre du Conseil Général de la Ire Internationale et de la Commune de Paris, plus tard un des militants du parti socialiste, — p. 510.

Vaïsse, Claude (1799-1864), homme politique français, bonapartiste, ministre de l'Intérieur, — p. 318.

Valentin, Marie-Edmond (1823- 1879), général de gendarmerie français, — pp. 540-541,

Vatimesnil, Antoine (1789-1860), homme d'Etat sous la Restauration, — p. 319.

Vauban, Sébastien le Prestre, seigneur de (1633-1707), maréchal français, ingénieur militaire et publiciste, — p. 216.

INDEX DES NOMS

Vidal, François (1814-1872), économiste petit-bourgeois français, socialiste, partisan de Louis Blanc, — pp. 227, 229, 235,

Vtllèlè, Joseph (1773-1854), homme politique français de la Restauration ; monarchiste extrémiste, — p. 325.

Vinoy, Joseph (1800-1880), général français ; commanda l'armée de Versailles sous la Commune de Paris, — pp. 540-542, 544-

Vivien, Alexandre-François (1799- 1854), avocat et homme politique français, ministre de la Justice de Louis-Philippe, — p. 172.

Vogt, Karl (1817-1895), adepte du matérialisme vulgaire, ennemi acharné du prolétariat et du mouvement communiste, bonapartiste, — pp. 387, 533.

Voltaire, François-Marie (Arouet),

Wagner, Adolphe (1835-1917), économiste bourgeois allemand, socialiste, un des fondateurs du parti réactionnaire chrétiensocialiste, — p. 648.

Weitling, Wilhelm (1808-1871), artisan allemand, représentant en vue du communisme utopique égalitaire allemand, il subit l'influence de Fourier, — p. 19.

Weston, John, ouvrier anglais, disciple de Robert Owen, membre du Conseil Général de la Ir^ Internationale, — pp. 415- 419, 422-424, 426-428, 430-433, 435-436, 469.

Weydemeyer, Joseph (1818-1866), révolutionnaire allemand, communiste, ami de Karl Marx ; en 1851, il émigra en Amérique, — p. 247.

Wood, Charles, vicomte Halifax (1800-1885), homme d'Etat anglais, libéral, ministre de l'Inde (1859-1866), — p. 358.

Wade, Benjamin Franklin (1800- 1878), vice-président des Etats- Unis d'Amérique, — p. 477.

Zimmermann, Wilhelm (1807- 1878), historien petit-bourgeois allemand, auteur de l'Histoire de la guerre paysanne en Allemagne, — p. 683.

Abstraction, abstrait, — pp. 389- 390, 474.

« Adresse inaugurale et Statuts de l'Association internationale des Travailleurs », — pp. 18, 515,

Allemagne, — pp. 45, 47-48, 49, 50, 55-56, 58, 73, 105, 107, 111- 112, 121, 124-125, 126, 135, 381- 383, 386, 475, 501-502, 518, 521, 523-526, 582-583, 586-592, 619, 634, 646-648, 675, 684-689, 693-695 ;

— rôle réactionnaire joué par la Prusse, — pp. 277-278, 522, 524-525, 576 ;

— réunification de l'Allemagne, — pp. 111-112, 692;

— prolétariat allemand, — pp. 103, 113, 526, 587, 590, 646- 648, 686, 688, 695-697;

— bourgeoisie allemande, — pp. 49, 57-61, 103, 522, 646-647, 685-689, 694 ;

— paysannerie allemande, — pp. 587, 592, 690-691 ;

— hobereaux prussiens, — pp. 45, 646, 692-693 ;

— petite bourgeoisie allemande, —

— mouvement ouvrier en Allemagne — cf. Mouvement ouvrier.

pp. 124, 502, la production, —

Alsace-Lorraine, 523, 527.

Anarchie de pp. 47, 557.

Anarchisme, — pp. 584, 682.

Angleterre, — pp. 24, 73, 142, 146, 212, 213, 214, 231, 234, 332, 359-361, 364, 366-367, 370, 381- 382, 393, 395, 397-400, 413, 423- 426, 428-431, 441, 461, 469, 474- 477, 493-495, 554, 587-588, 591, 601, 606, 618, 630-631, 633-634, 643-644, 646, 687, 691.

— prolétariat anglais, — 393-397, 399, 402, 430, 493-494, 519-520, 528, 601, 606;

— bourgeoisie anglaise - 367, 369-370, 633-634, 687;

— aristocratie agraire anglaise, — pp. 45, 46, 279 ;

— monopole industriel de l'Angleterre, — pp. 15, 73, 146, 381- 382, 397, 423 ;

— politique coloniale de l'Angleterre, — pp. 358-364, 365-371, 469;

— mouvement ouvrier en Angleterre — cl. Mouvement ouvrier.

Antiquité, — pp. 22, 84, 248.

Argent et circulation monétaire —

pp. 392, 429-430, 499.

Armée, — pp. 84, 124.

pp. 374,

Association internationale des Travailleurs — cf. Internationale

Autriche, — pp. 121, 132, 141, 187-188, 212, 284-285.

Banques, — pp. 151, 232-233, 328,

Base et superstructure, — pp. 278, 377, 384, 667.

Belgique, — pp. 73, 132, 584, 655.

Blanquisme, blanquistes, — pp.

Bonapartisme, — pp. 174-176, 187- 188, 192-193, 269, 302-304, 342- 343, 345-349, 351, 352-356, 504- 505, 550-551, 596, 647-648, 693.

Bourgeoisie, — pp. 17, 21-32, 34, 45, 51, 58-59, 73, 87, 92-93, 121, 146, 147, 191, 230, 264, 279, 294- 295, 369-370, 487, 503, 617, 620,

— ses origines, — pp. 22-23, 46 ;

— son rôle dans la destruction du féodalisme et dans le développement des forces productives de la société, — pp. 26-27, 146 ;

— bourgeoisie et prolétariat — cf.

Prolétariat.

Bourse, — pp. 150-151.

«Le 18-Brumaire de Louis Bonaparte » de Marx, — pp. 117, 247- 250, 501, 684.

Capital, — pp. 34, 36, 82-88, 90- 91, 92-94, 101, 220, 278-279, 371, 412-413, 454-455, 485, 488-489, 494-495, 499-500, 625-626;

— en tant que rapport social, — pp. 83-84 ;

— accumulation primitive, — pp.

— composition, — p. 470 ;

— capital fixe (constant) et variable, — pp. 456, 470, 499 ;

— accumulation, — pp. 97, 470, 494-495, 499-500, 654-655;

— « concentration, — pp. 15, 47, 50, 97, 225, 442, 654 ;

— capital et travail salarié (le salariat), — pp. 34, 36, 51, 73, 76- 77, 85-88, 90-91, 92-93, 99, 101, 117, 196, 373, 446, 449-450, 454, 465-466, 467-468, 477, 488, 493, 549, 556, 610, 616, 620, 670.

«Le Capital» de Marx, — pp. 65, 68, 473-474, 476-477, 479-482, 488-496, 497-500, 584, 592, 595, 600, 613, 677.

Capitalisme, — pp. 22, 24-25, 349- 350, 371, 378, 383, 470-471, 488, 494-495, 595, 618, 619-620;

— apparition du capitalisme, — p. 23;

— contradictions du capitalisme,

— pp. 69-71, 373, 378, 384, 398, 475, 482-483, 486-487 ;

— la chute inévitable du capitalisme et le socialisme, — pp. 16, 34, 70-71, 378, 384, 486, 487, 496.

Cause et effet, — p. 353.

Chartistes, — pp. 54, 657.

Chômage (armée de réserve), —

pp. 495, 621.

Christianisme, — pp. 41, 46, 135-

Classes et lutte de classes, — pp.

— la lutte de classes, force motrice de l'histoire, — pp. 17, 21- 22, 33, 72-73 ;

— origines des classes modernes,

— antagonisme des classes, — pp.

— la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie — cf. Prolétariat ;

— abolition des classes en régime socialiste, — pp. 44, 71, 106-107, 226, 344, 406, 556, 602, 603.

Commerce, — pp. 23, 96, 371.

Commune (communauté)

— rurale, — p. 23 ;

— indienne, — pp. 361-363, 366, 368;

— en Allemagne, — p. 591 ;

— russe, — p. 16.

Commune de Paris, son rôle historique, — pp. 14, 123-126, 502, 506-514, 532-533, 542-548, 551-

— mesures économiques et politiques, — pp. 506-508, 510-511, 551-553, 557, 561, 562, 655 ;

— la Commune et la paysannerie

— la lutte des courants au sein de la Commune, — pp. 124, 510, 654-655 ;

— la Commune en tant que nouvelle forme de l'Etat, — pp. 508, 513-514, 551-557;

— ses fautes et les causes de la défaite, — pp. 124, 510, 544-546,

Communisme scientifique — cf.

Socialisme scientifique.

Communistes, — pp. 14, 34-40, 55-56.

Conception matérialiste de l'histoire — cf. Matérialisme historique.

Concurrence, — pp. 27, 29, 30, 45-46, 59, 77, 81, 94-98, 252-253, 435, 493, 589.

Condamnation des communistes de Cologne, — p. 18.

Conditions matérielles d'existence,

— pp. 49, 52, 278, 377.

Constitution bourgeoise, — pp.

« Contribution à la Critique de l'économie politique» de Marx, — pp. 63, 65, 375, 383, 385, 391, 412, 473, 480.

Crédit, — pp. 139-140, 150-153, 167, 233, 328, 412-413, 614.

Crises capitalistes, — pp. 27-28, 30, 47, 100-101, 117, 142, 231, 235, 331-333, 398, 464, 483, 557.

Darwinisme, — p. 17.

Démocratie bourgeoise, — pp. 264,

Dialectique, — p. 482.

— la méthode dialectique de Marx, opposée de la dialectique idéaliste de Hegel, — pp. 388-389, 482;

— la dialectique dans la vie de la société, — pp. 26, 27, 32, 33, 34, 35, 37-38, 373, 377-378, 383-384,

Dictature du prolétariat, — pp. 35-

Division du travail, — pp. 23, 28,

Droit, ses racines économiques, —

pp. 31, 376, 666-667.

Echange, — pp. 390, 391.

Economie, — pp. 17, 72, 115, 250,

Cf. aussi Base et superstructure.

Economie politique, — pp. 63-64,

— classique, — pp. 63-68, 410, 436, 444, 469-470, 488-489, 498-

Economistes bourgeois, — pp. 50, 64-65, 67, 69, 81, 83, 87, 94, 98, 382-383, 385-386, 390-391, 399, 410-411, 423-425, 434, 489, 498-499, 610.

Education, — pp. 39-40, 43.

Esclavage, — pp. 22, 76, 248-249, 451, 491.

Etat, — pp. 512-514, 548-549, 611, 645, 646, 666.

— son caractère de classe, — pp. 45, 513-514, 549, 645-646;

— ses origines, — p. 512 ;

— l'Etat bourgeois, — pp. 24-25, 138-139, 144, 162, 211-213, 291- 292, 343-345, 551, 554, 645-648 ;

— l'Etat et la révolution prolétarienne, nécessité de briser la machine de l'Etat bourgeois, — pp.

— disparition de l'Etat, — p. 682 ;

— l'Etat prolétarien — cf. Dictature du prolétariat.

Cf. aussi Monarchie, République bourgeoise.

Etats-Unis d'Amérique, — pp. 15, 53, 260, 423, 427, 468, 512, 609 ;

— prolétariat des Etats-Unis, — p. 15.

Etre (existence) et conscience, —

pp. 41-42, 377, 383-384.

Exploitation capitaliste, — pp. 24-

Expropriation

— des petits propriétaires, — pp.

— des expropriateurs, — pp. 43, 486-487, 556, 609, 628-629.

Famille et mariage

— sous le régime capitaliste, — pp. 25, 39-40.

Féodalisme, — pp. 22, 23, 27, 84,

Force de travail, — pp. 63, 67-70,

— valeur de la force de travail, — pp. 67-70, 74, 447-452, 459-460, 466, 490-491, 605-606, 626.

Forces productives et rapports de production, — pp. 25, 27, 28, 39, 42, 43, 44, 47, 51, 71, 83-84, 106, 146, 226, 235, 369-370, 373, 377- 378, 383-384, 398, 409-410, 416, 485, 495, 621, 662.

Fouriérisme, — pp. 19, 53, 54.

Frais de production, — pp. 79-83, 92, 94-97, 212.

France, — pp. 23, 46-47, 54, 59, 72, 116, 117, 118, 121, 123-126, 131-132, 141-144, 146-147, 163, 175-176, 178, 187, 212-214, 217- 219, 231-235, 248-250, 252, 259, 265, 291, 331-334, 342, 345-349, 381, 427, 502-505, 515-516, 523, 526-527, 530, 535-536, 538-539, 542, 554-555, 576, 584, 588, 592, 632, 634-635, 646, 654, 687;

— -orolétariat français, — pp.

— bourgeoisie française, — pp.

— petite bourgeoisie française, — pp. 214, 558 ;

- paysannerie française, — pp.

- monarchie de Juillet, — pp. 138-143, 145, 151, 190, 211- 215, 222, 257, 262, 278, 344, 505, 534;

- second Empire, — pp. 122-123, 504-505, 515-518, 521-522, 525-

- la proclamation de la République le 4 septembre 1870 et le « Gouvernement de la Défense nationale», — pp. 505, 521, 526-

- mouvement ouvrier en France

- cf. Mouvement ouvrier.

Cf. aussi Révolution de 1848 en France, Commune de Paris.

Guerre

— attitude du prolétariat, — pp.

— guerre civile, — pp. 161, 258, 536, 538-539, 542-543, 546, 558- 559, 574-576;

— guerre défensive, — p. 522 ;

— guerre de conquête, — p. 524 ;

— guerre austro-prussienne, — pp. 123, 505, 525-526, 685-686, 688-689, 692 ;

— guerre franco^prussienne, — pp. 123-124, 501-502, 504-505, 516-517, 521, 538-539, 551, 569, 576, 692.

« La guerre civile en France » de Marx, — pp. 14, 501-502, 510- 511, 513, 521, 580, 655.

« La guerre des paysans en Allemagne » d'Engels, — pp. 683-

Hasard — cf. Loi et hasard.

Hégélianisme, — pp. 385-388, 482.

Histoire, — pp. 21-22, 41-42, 378,

Idées, leur rôle dans le développement de la société, — pp. 39- 40, 41-42, 121.

Idéologie, — p. 377.

Cf. aussi Science, Religion.

« Idéologie allemande » de Marx et d'Engels, — p. 378.

Impôts, — pp. 113, 124, 139, 172, 178, 212-213, 214, 219, 467-468, 491, 605, 614, 615.

Inde, — pp. 356-371.

Industrie, — pp. 14, 23, 24, 25, 26, 28-29, 30-32, 34, 46, 52, 78, 99, 121, 147, 369, 371, 463-464, 470- 471, 487, 549, 601-603, 654, 674, 676, 679.

Instruments de production, — pp.

Insurrection armée, — pp. 109- 110, 127-131.

Internationale (Ire)

— son importance historique, — pp. 18, 19, 20, 123, 404-406, 415, 515-516, 518-519, 528-529, 577, 579;

— sa fondation, — pp. 18, 19, 20,

— Conseil général, — pp. 404-406, 580, 584 ;

— Congrès de Genève, — p. 20 ;

— Congrès de Bâle, — p. 691 ;

— la lutte contre le proudhonisme — cf. Proudhonisme.

Internationalisme de la classe ouvrière, — pp. 35, 122, 401-

Irlande, — pp. 72, 393, 588, 591,

Italie, — pp. 72, 132, 141, 169,

Journée de travail, ■ — pp. 450, 461-464, 466-487, 492-493 ;

— la lutte des ouvriers pour sa réduction, — pp. 399-400, 461- 462, 468, 462-493.

Lassaliens, — pp. 18, 19.

Légitimistes, — pp. 45, 145, 161, 164, 177, 184, 190, 197, 205, 211, 223, 241, 270, 276-279, 293, 321, 323, 325, 327, 538.

Liberté bourgeoise, — pp. 37, 264-

Liberté du commerce, — pp. 24, 37,41, 51,213.

Ligue des communistes, — pp. 13, 21, 102-103, 107-108, 110.

Loi de la transformation de l'énergie, — p. 250.

Lois de la nature et de la vie sociale, — pp. 250, 371, 475- 476, 480-481, 486, 495, 599-600,

Loi et hasard, — p. 64.

Loi générale de l'accumulation capitaliste, — pp. 494-495.

Loyers, — pp. 595, 597-598, 605, 613-614, 626-627, 659-661.

« Les luttes de classes en France »

de Marx, — pp. 114-118, 121,

Lumpen-prolétariat, — pp. 32, 141, 154, 258, 303, 353, 689.

Machines, — pp. 23, 28, 31, 47,

Malthusianisme, — pp. 408, 665.

« Manifeste du Parti communiste »

de Marx et d'Engels, — pp.

Manufacture, — p. 23.

Marchandise, — pp. 64, 69, 70, 77-

Marché, — pp. 23, 28, 95, 101, 612;

— mondial, — pp. 23, 24, 25, 41, 92, 97, 101, 146, 147, 333, 371,

Matérialisme

— vulgaire, — pp. 386-387.

Matérialisme dialectique, -— pp.

Matérialisme historique, — pp. 17,

« Misère de la philosophie » de

Marx, — pp. 379, 409-411, 585,

Mode de production, — pp. 25, 95-

— capitaliste, — pp. 26, 121, 378, 474, 485-486, 494, 595, 600, 605, 619-620, 622, 629, 643, 652, 674.

Monarchie, — pp. 24, 157, 231, 511-512, 555;

— absolue, — pp. 24, 344, 549, 646, 647, 693 ;

— constitutionnelle — 59, 144.

Morale bourgeoise, — pp. 24-25.

Mouvement coopératif, — p. 400.

Mouvement ouvrier, — pp. 15, 19,

— son caractère international, — pp. 20, 122, 401-402, 403-404, 584, 654, 697-698 ;

— en Angleterre, — p. 697 ;

— en Allemagne, — pp. 591-592, 695-697 ;

— en France, — pp. 528, 584, 592,

Moyen âge, — pp. 22, 23.

Moyens de production, — pp. 26, 27-28, 47, 66, 83-84, 94-95, 96, 100, 147, 442, 454, 485-486, 492 ;

— appropriation des moyens de production par la société, — pp. 42-43, 117, 171-172, 556, 585.

Moyens de subsistance, — pp. 28, 37, 66, 70-71, 76, 82, 83-87, 101, 346, 448, 460, 466-468, 490-491, 495, 690-691.

National (parti bourgeois républicain en France), — pp. 143, 144, 149, 158, 161, 162, 165, 169- 170, 172, 177-178, 183, 185, 190- 191, 194-195, 200, 206, 262, 274.

Nationalisation

— de la terre, — pp. 43, 111, 674, 691 ;

— des banques, — p. 43 ;

— des moyens de transport, — pp. 43, 113.

Nature et homme, — pp. 84, 92, 94, 371.

« Neue Rheinische Zeitung », — pp. 62, 114, 161, 162, 175, 379.

Noblesse, — pp. 44, 45.

Offre et demande, — pp. 77-81,

Orient, — pp. 359, 361, 367-369.

« Uorigine de la famille, de la

propriété privée et de l'Etat »

d'Engels, — p. 22.

Orléanistes, — pp. 164, 178, 184,

Owenisme, — pp. 19, 54, 400, 424-

Parti du prolétariat, — pp. 14, 31, 34, 102-103, 105-108, 110, 117, 383, 401, 405-406, 656-657.

Partis démocratiques bourgeois, position du prolétariat envers ces partis, — pp. 55-56, 109-

Parti social-démocrate allemand,

— pp. 125, 132-133, 514, 586, 657 ;

— et la loi contre les socialistes,

— pp. 125, 127, 502, 695-696.

Parti ouvrier social-démocrate allemand (les eisenachiens), — pp. 519, 526.

Paupérisation du prolétariat, — pp. 34, 47, 393-398, 486, 489, 494-495.

Paysannerie, — pp. 29-30, 32, 36, 73, 345, 487, 550, 671 ;

— petite paysannerie, — pp. 625, 690;

— prolétariat rural, — pp. 111, 691 ;

— paysannerie et prolétariat — cf. Prolétariat ;

— paysannerie et révolution prolétarienne, — pp. 219, 353, 592.

Petite bourgeoisie, — pp. 29, 32, 46, 164, 226, 282, 285, 413, 487, 586, 617, 656, 657 ;

— démocratie petite-bourgeoise,

— pp. 102, 104-109, 113, 119, 199, 201-202, 281-282, 283-285,

Plus-value, — pp. 448-450, 454- 456, 489-492, 496-499, 590, 595, 597-598, 605-606, 610-613 ;

— taux de la plus-value, — pp.

Politique et lutte politique de la classe ouvrière, — pp. 31, 127, 131-132, 401-402, 405-406, 468,

Pologne, — pp. 55, 72, 121, 141,

Prix, — pp. 64, 75, 77-81, 85, 92, 95-97, 391, 419-423, 427, 429- 430, 434-435, 443-444, 457-459,

Production, — pp. 83, 95-96, 100 ; y

— capitaliste, — pp. 65-66, 95, 371, 410, 450, 454, 464, 471-472, 475, 486-487, 496, 498-499, 557, 601 ;

— et répartition, — p. 118.

Profit, — pp. 79-80, 90-93, 445,

— taux du profit, — pp. 420, 422, 435, 455-458, 464-465, 467, 472, 611 ;

— profits moyens, — p. 453.

Prolétariat, — pp. 17, 21, 28-34,

— son rôle historique, — pp. 17, 33, 35, 350, 374, 487, 496, 557;

— son apparition, — p. 601 ;

— sa situation en régime capitaliste, — pp. 28-30, 31, 65-66, 88, 92-93, 397, 590-591, 594-595, 621.

Cf. aussi Paupérisation du prolétariat.

— sa lutte contre la bourgeoisie,

— pp. 22, 28, 29-33, 35, 43-44, 52-53, 118-119, 121, 142-148, 162, 186, 196, 202, 250, 471, 503, 576- 577, 693 ;

— prolétariat et petite bourgeoisie, — pp. 148, 163, 689 ;

— prolétariat et paysannerie, — 689-691.

Propriété, — pp. 56, 278, 409 ;

— communale, — pp. 22, 112 ;

— féodale, — p. 35 ;

— bourgeoise, — pp. 15, 27, 35-36, 37-38, 59, 409, 485-486, 556 ;

— foncière, — pp. 15, 278, 349, 351-352, 556, 690-691;

— privée, — pp. 37-38, 112, 484- 487;

— commune, — pp. 36, 111, 487, 691 ;

— rapports de propriété, — pp.

— abolition de la propriété privée sous le socialisme, — pp. 35- 36, 37-38, 106.

Propriété parcellaire, — pp. 217- 219, 252, 345-352, 690.

Proudhonisme, proudhoniens, — pp. 18, 124, 233, 258, 408, 410- 414, 510, 584-585, 594, 598-603, 607, 610-616, 654-655, 658, 662- 666, 668, 673-678, 696.

Prusse — cf. Allemagne.

Question agraire, — pp. 111, 675

Question du logement, — pp. 586

— sous le capitalisme, — pp. 583 594-598, 617-618, 620, 637 645;

— solution proudhonienne, — pp 597-601, 605-609, 614, 617, 623 668-669, 671-674 ;

— solution bourgeoise, — pp. 592 593, 608-609, 617-618, 623-645 648-651 ;

— révolution prolétarienne et so lution de la question du loge ment, — pp. 594-595, 609, 629

« La question du logement » d'En gels, — pp. 583, 585, 693.

Question nationale, — pp. 16, 40 4L 163.

Régime corporatif, — pp. 22, 23,

Religion, — pp. 188, 508.

Rente foncière, — pp. 454-456, 491, 605, 613, 660, 673.

République bourgeoise, — pp. 73, 143-145, 158-160, 162-163, 170, 172-173, 180, 182-183, 189, 190, 196-197, 202-203, 210, 211, 220, 222, 231, 239, 257-264, 270, 274- 275, 280, 286, 294-296, 316-317, 321-323, 330-331, 340-341, 345, 347-348, 512, 513-514, 549-

Révolution industrielle, — pp. 23, 121-122, 372, 583, 592, 603.

Révolution permanente, — pp. 106, 113,226.

Révolution, — pp. 118-119, 146-147, 221, 377-378, 384, 549, 682;

— bourgeoise, — pp. 51, 55, 58- 59, 162-163, 254-255.

Révolution bourgeoise du XVIIe siècle en Angleterre, — pp. 56, 58-59, 120, 252, 339.

Révolution bourgeoise du XVIIIe siècle en France, — pp. 35, 56, 58-59, 111-112, 153, 161, 251-252, 254, 274, 344, 549.

Révolution bourgeoise de juillet 1830 en France, — pp. 44, 128, 138, 145, 549.

Révolutions de 1848-1849, — pp. 116, 118, 121, 123, 372, 397.

Révolution de 1848-1849 en Allemagne, — pp. 57-61, 72, 102- 104, 128.

Révolution de 1848 en France, — pp. 19-20, 72, 118, 120-121, 128, 137-138, 142-143, 161, 176, 251, 252-256, 262-263, 274-275, 344, 504, 535-536, 546, 549-550 ;

— ses phases, — pp. 256-257, 340 ;

— l'insurrection de Juin du prolétariat, — pp. 17, 72, 118, 148, 159-166, 196, 257-263, 270, 288- 289, 340, 504, 544, 549;

— le prolétariat dans la révolution, — pp. 122, 144-150, 156, 159, 162-163, 175, 182, 192, 194, 190-200, 226-227, 257-259, 299, 342, 552 ;

— la bourgeoisie dans la révolution,—pp. 121-122, 157-158, 160, 162-167, 168-169, 172-175, 177, 180, 182, 190-193, 224, 227-228, 230, 241-242, 257, 262-263, 267-

— la petite bourgeoisie dans la révolution, — pp. 151, 156, 158, 166-169, 175-176, 193, 195, 201- 202. 227, 237, 257-258, 282, 289, 299;

— la paysannerie dans la révolution, — pp. 145, 153, 158, 170, 174, 192-193, 219-221, 269, 294, 353, 559 ;

— parti de la Montagne, — pp.

— parti social-démocrate (la nouvelle Montagne), — pp. 183, 185-187, 189, 192-196, 198-203, 223-224, 228, 235-237, 239, 277, 280-287, 298-299, 340 ;

— parti de l'ordre, — pp. 190- 193, 196-197, 203, 210, 212, 221, 224, 226, 229, 235-246, 260, 270- 274, 276-280, 283, 285-291, 294, 297, 300-303, 308, 310, 313, 330, 337, 339-340, 536, 546, 550, 559 ;

— Gouvernement provisoire de la République de Février, — pp.

— commission du Luxembourg, — pp. 145^146, 148, 155;

— Assemblée constituante, — pp.

— Assemblée législative, — pp.

— droit au travail, — pp. 117, 171-172.

Révolution prolétarienne, — pp.

« Rheinische Zeitung », — p. 376.

Russie, — pp. 16, 121, 132, 197,

402, 427, 502, 519, 525, 587 ; — le tsarisme russe et son rôle

réactionnaire, — pp. 16, 519, 525.

Salaire, — pp. 29, 39, 63, 65-66, 68, 73-77, 82, 88-93, 97-98, 100, 416-425, 428-435, 439-440, 449, 450-453, 455-461, 463, 465, 467- 468, 470-472, 489-490, 500, 590, 621, 625-627 ;

— la lutte des ouvriers pour l'augmentation du salaire, — pp. 415, 417, 459-465, 471 ;

— salaire réel et nominal, — pp.

— le minimum et le maximum, — pp. 37, 83, 100, 467 ;

— salaire et profit, — pp. 89-93, 420-422, 435, 457, 467-468, 472.

Science, — pp. 380, 443.

Sectarisme, — p. 678.

Servage, — pp. 76, 452, 491-492.

« Situation de la classe laborieuse en Angleterre » d'Engels, — 650, 676.

Socialisme

— féodal, — pp. 44-46, 117;

— petit-bourgeois, — pp. 46-47, 117, 226, 411, 586, 596-597, 657;

— « vrai », — pp. 47-50 ;

— conservateur ou bourgeois, — pp. 18, 50-51, 117, 225, 586, 620- 623 ;

— eritico-utopique, — pp. 18, 52- 54, 628-629, 697.

Socialisme scientifique, — pp. 17, 35-36, 38, 42, 117-118, 122, 379- 380, 410, 584-585; 654-655, 662, 678, 696-697 ;

son apparition historique, —

pp. 17, 376-379.

Société, — p. 84 ;

— formations sociales économiques, — pp. 84, 252, 377-378, 476;

— société civile, — pp. 291, 377 ;

Cf. aussi Antiquité, Esclavage, Féodalisme.

Société bourgeoise, — pp. 22, 27- 28, 36, 44, 46, 49-50, 70, 81, 84, 94, 141, 146, 160, 164, 186, 233-234, 250, 252, 259-260, 352, 373, 378, 384, 389, 474, 477, 483, 485, 520, 549-551, 557, 570, 576- 577, 612, 620-622, 628, 663, 670- 671, 679.

Société communiste, — pp. 37, 43- 44, 71, 604.

Société communiste primitive, —

Société socialiste, — pp. 71, 520,

Suffrage universel, — pp. 125-127,

Suisse, — pp. 55, 73, 112, 126, 132,

Surproduction, — pp. 28, 47, 333,

Syndicats, — p. 698.

Cf. aussi Trade-unions.

Tactique de la lutte de classe du prolétariat, — pp. 35, 55-

Taux d'intérêt, — pp. 100, 454- 455, 605, 611-612.

Théorie et importance de la théorie, — pp. 35, 385-386, 697- 698;

— théorie et pratique, — pp. 383-

Trade-unions, — pp. 18, 472, 698.

Travail, — pp. 36, 64-65, 76, 81- 82, 440-442, 453, 458-459, 464, 488, 499, 602-604, 610, 612 ;

— social, — pp. 438-441, 443-444, 486;

— nécessaire et surtravail, — pp.

— socialement nécessaire, — pp.

— salarié, — pp. 34, 36, 76-77, 87, 146, 400, 448, 451, 454, 466,

Travail des enfants, — pp. 29, 43.

Travail des femmes, — p. 29.

Travail salarié, — cf. Travail

« Travail salarié et capital » de — valeur d'échange, — pp. 74-

Marx, — pp. 62-63, 379. 75, 79, 84, 85, 90-91, 390-391,

Valeur — dd 64 69 433-434 437- Ville et camPaëne, — pp. 23-24,

valeur, — pp. 04, oy, ^ôô-^ô^, ^ô/- Pfi 4o 970 eu ecc caq R9«

445, 452-453, 457-458, 464, 499; 670 ^54-555, bU9, b28,

— forme de la valeur, — p. 474 ;

— valeur d'usage, — pp. 390-391, Violence, son rôle dans l'histoire, 659 ; — p. 44.

Préface à l'édition russe 5

KARL MARX ET F R I E D R 1 C H EN G E L S. MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE 13-56

Préface à l'édition allemande de 1872 13

Préface à l'édition russe de 1882 15

Préface à l'édition allemande de 1883 16

Préface à l'édition allemande de 1890. (Extrait) 17

y Ma n i

vmu.^/este du Parti communiste '-^

Page 1