SCÈNE V
HILDIGA, GÉRONTIA, ATTILA, MUNDO, ULDEN, HERNOCK ; foule des hlws
(Hernock rentre, portant la hache d'Attila qu'il place sur une table au milieu.)
HERNOCK, à Attila.
Voici ta hache, père ; Elle et moi, nous t'avons bien servi, je l'espère. Et nous pourrons encor te servir au besoin.
HILDIGA, à part.
Tu l'entends, juste ciel!
GÉRONTIA
Juste ciel, sois témoin !
HILDIGA
Allons, Gérontia ! que ta main se détache De la mienne, il le faut. Allons!
(S'arrètanl en regardant la table.) Oh! cette hache!
Guerriers huns, j'ai vengé votre affront et le mien ;
N'y songeons plus, le sang d'un homme, ce n'est rien !
Femmes, la nuit avance, il convient qu'à cette heure,
La reine aille trouver sa nouvelle demeure ;
Vous, prêtresses d'Odin, vous, esclaves, menez
La reine jusqu'au lit royal, et revenez.
Nous, guerriers, au festin! dressez vos hautes tailles;
Buvons ! — Clairons, sonnez comme pour les batailles,
Et que vos rauques sons réveillent en sursaut
Les Dieux épouvantés, s'il est des Dieux là-haut.
FIN DU TROISIÈME ACTE