‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 107 sur 387 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

HILDIGA, GÉRONTIA, ATTILA, MUNDO, ULDEN, HERNOCK ; foule des hlws

(Hernock rentre, portant la hache d'Attila qu'il place sur une table au milieu.)

HERNOCK, à Attila.

Voici ta hache, père ; Elle et moi, nous t'avons bien servi, je l'espère. Et nous pourrons encor te servir au besoin.

HILDIGA, à part.

Tu l'entends, juste ciel!

GÉRONTIA

Juste ciel, sois témoin !

HILDIGA

Allons, Gérontia ! que ta main se détache De la mienne, il le faut. Allons!

(S'arrètanl en regardant la table.) Oh! cette hache!

Guerriers huns, j'ai vengé votre affront et le mien ;

N'y songeons plus, le sang d'un homme, ce n'est rien !

Femmes, la nuit avance, il convient qu'à cette heure,

La reine aille trouver sa nouvelle demeure ;

Vous, prêtresses d'Odin, vous, esclaves, menez

La reine jusqu'au lit royal, et revenez.

Nous, guerriers, au festin! dressez vos hautes tailles;

Buvons ! — Clairons, sonnez comme pour les batailles,

Et que vos rauques sons réveillent en sursaut

Les Dieux épouvantés, s'il est des Dieux là-haut.

FIN DU TROISIÈME ACTE

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