SCÈNE PREMIÈRE
PAUL, FAUSTUS, puis LYDIE, et plus tard GYRINE
(Au lever du rideau, Paul, debout sur une échelle au fond, travaille avec Faustus à clouer des tapisseries entre les colonnes )
PAUL, gaîment.
Allons, Faustus, allons! Encor plus de courage! Il est doux de gagner son pain... Donc, à Fouvrage !
(Lydie entre par la droite et s'arrête à regarder les deux travailleurs .
LYDIE, à part.
Les voilà de bonne heure au travail, aujourd'hui... Étranges ouvriers... surtout le maître... Oh! oui!
(On entend frapper à plusieurs reprises.)
Comment! On n'ouvre pas?...
(Appelant vers la droite.) Gyrine!... Que fait-elle?
Ne pas répondre encor ! — Gyrine !
184 l'apôtre
GYRINE, entrant par la droite.
Qui m'appelle?
(Avec frayeur.) Ah ! maîtresse, c'est toi !
LYDIE
N'entends-tu pas frapper ?
GYRINE
Maîtresse...
LYDIE
Au châtiment ne crois pas échapper Par le mensonge, non! — Que faisais-tu?
GYRINE
Maîtresse, J'ai travaillé la nuit
LYDIE
Je connais ta paresse ; Tu mens !
GYRINE
Toute la nuit ! Ce matin, le sommeil M'a prise, la fatigue...
LYDIE
Avec ce teint vermeil !
Vas ouvrir.
(Gyrine sort parla gauche et rentre bientôt, précédant Mégara, qui arrive suivie de deux esclaves, lesquelles restent au fond.)
LYDIE
Mégara 1
MÉGARA
C'est moi, chère Lydie !
LYDIE
Cette esclave, d'abord, que je la congédie... Gyrine !...
GYRINE, à pari.
Son regard m'a déjà fait frémir !