‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 130 sur 387 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PAUL

Métier peu poétique, N'est-ce pas? Tapissier! — Mais j'aime mon métier; Je travaille souvent durant un jour entier, En riant, enchantant...

(Montrant Faustus.) Aidé de mon élève, Et le travail plus gai nous fait l'heure plus brève.

LYDIE, à part.

Quel est cet homme?

PAUL, revenant à l'échelle et y montant.

Allons, donne-moi les clous d'or, Faustus, et le marteau — Ces deux rideaux encor

(Faustus obéit.) MÉGARA, s'approchant de Faustus.

Tes bras sont fatigués, jeune étranger ? faustus

Peut-être.

MÉGARA

Je t'aiderai, veux-tu?

FAUSTUS

Si cela plaît au maître.

PAUL

Certes, cela me plaît !

MÉGARA, aidant Faustus à soulever les tentures.

Tes traits semblent palis...

Venez-vous de loin?

faustus Oui.

D'où?

192 l'apôtre

FAUSTUS

De Néapolis.

MÉGARA

Mais de Néapolis à Philippes, Ton compte Trois cents stades au moins I

FAUSTUS

Notre marche fut prompte, Mais le maître m'aidait et soutenait mes pas.

MÉGARA

Il a l'air bon, ton maître.

FAUSTUS

Oui, très bon, n'est-ce pas?

MÉGARA

Quel chemin avez-vous pris tous deux pour atteindre Néapolis ?

FAUSTUS

La mer.

MÉGARA

Notre mer est à craindre En ce mois de Vulcain, par le vent boréal.

FAUSTUS

Nous ne craignons rien.

MÉGARA

Rien?

FAUSTUS

Si!

MÉGARA

Quoi donc ?

FAUSTUS

D'agir mal.

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