ACTE PREMIER
— Abou-Becker, reçois à ma place mes hôtes.
(Abou-Becker et Meycira l'aident à remonter l'escalier.) On dit que nos malheurs nous viennent de nos fautes, Qu'ai-je donc fait de mal ?
ABOU-RECKER
Je te l'ai dit déjà, C'est d'avoir épousé... Pardonne, Khadidja !
KHADIDJA
Je te pardonne. Adieu. J'y serais importune, Mais toi, prends bien ta part de la fête commune.
(Au moment de disparaître en haut de l'escalier où ses esclaves la reçoivent.)
Mahomet... Mahomet!...
MAYCIRA, appelant.
Esclaves, venez tous !
Préparez le festin du retour.
ABOU-BECKER, aux esclaves.
Hâtez-vous...
Apportez les flambeaux...
MAYCIRA
Dressez les tables basses... Placez là ces chevreaux et ces volailles grasses... Là, les jarres de vin ; les bévandes ici... N'épargnons — ■ Khadidja veut qu'il en soit ainsi — N'épargnons rien ; fêtons avec le soin qu'elle aime Ses parents, ses amis et les étrangers même !
AROU-BECKER, regardant les apprêts du festin.
C'est bien. Les voyageurs vont tous bénir le seuil De la riche marchande et vanter son accueil.
(Arrive par le fond la caravane, on descend les ballots de marchandises, on les range, etc., elc.)
23G MAHOMET