‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 203 sur 387 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Assez! Quoiqu'il arrive, Je veux ce que je veux, prouvant à tous ainsi Qu'Ayesha sur mon cœur ne règne pas ici.

(A la foule^) Devant cette nouvelle épouse du Prophète Inclinez -vous, et puis qu'à nous suivre on s'apprête. — Ayesha, je connais ta raison et ton cœur : Tu feras bon accueil à ta nouvelle sœur.

AYESHA, avec un calme presque indifférent. Oui, maître.

MAHOMET

Donne-lui place dans ta litière.

AYESHA

Oui, maître.

MAHOMET, à part.

Elle n'est pas jalouse, elle si fîère ! C'est étrange !

(Haut, voyant le soleil qui commence à poindre.)

Croyants, l'aube naît : à genoux !

C'est le soleil! Louange à Dieu! Relevez-vous. En marche maintenant, en marche pour Médine !

(Montrant la litière.) — Sofia, c'est la place qu'ici on te destine.

HAFSA, à part, à Hassan.

Qui donc nous vengera?

AYESHA, de loin.

Sofia, prends ma main.

SOFIA, en passant près de Hafsa, bas.

Hafsa, viens me trouver à Médine demain !

(La foule défile aux cris de : Louange à Dieu! à la suite de Mahomet.)

FIN DU DEUXIÈME ACTE

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