‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 266 sur 387 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ARÉTIN

Le vôtre aussi !

ANGELA

C'est vrai.

ARÉTIN

Votre âme maternelle, Gomme jadis, l'entoure avec le mêms zèle ; Il vous doit ce qu'il est, tout ce qu'il a de bon ; C'est un vaillant soldat, plein d'avenir, dit-on, Et le Provéditeur lui rend ce témoignage. Il sera donc très vite officier ; à son âge, A vingt ans, c'est très beau !

ANGELA

Je dois faire encor mieux Il me semble un peu trop grave et silencieux ; Il sait depuis longtemps que, dans notre pensée, Stellina, ma filleule, est à lui fiancée...

ARÉTIN

Peut-être son amour souffre de ce retard ?

ANGELA

N'en doutons pas. Cela se lit dans son regard.

ARÉTIN

Eh bien, marions-les !

Tous deux sont un peu jeunes.

ARÉTIN

Mais pour de blanches dents mauvais sont les longs jeûnes 1

ANGELA

Il faut les consulter sur ce point toutefois, Car enfin, nous pouvons nous tromper...

ARÉTIN

Non, je crois.

390 LE FILS DE L'aRÉTIN

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