‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 363 sur 387 · ET D'ENFANTS PORTANT DES BANNIERES ROBERT · texte numérisé non relu

ET D'ENFANTS PORTANT DES BANNIERES ROBERT

Bas les armes, d'abord ! Toi, comte Hugonnel, En vain à tes soldats tu voudrais faire appel ; Ils m'obéiront tous, comme toi, je l'espère.

HUGONNEL

Toi de quel droit ?

ROBERT

Je suis le légat du Saint-Père, Et je proclame ici, par lui-même envoyé, Qu'il a pris les malheurs de la France en pitié, Quil m'a donné le droit de frapper ou d'absoudre, De lancer en son nom ou retenir la foudre. Il sera fait ainsi. — Moi, fils de paysans, Dieu m'a choisi pour dire aux grands, aux courtisans, A toi surtout qui fis de la France ta proie, A toi dont sa ruine était l'horrible joie : Il faut que cela cesse 1 II faut que vous ayez Un maître assez puissant, tous, qui que vous soyez, Pour que sa main, des droits du peuple vengeresse, Lorsque vous l'écrasez, vous courbe et le redresse !

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