‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 375 sur 387 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Le roi mort, je deviens, par la loi souveraine,

Roi de France, et c'est toi que je prendrai pour reine;

Nous mêlerons deux droits, le récent et l'ancien.

Le sang de Charlemagne au sang capétien !

Voilà donc mes projets et ta grandeur future,

Le triomphe éclatant après la lutte obscure ;

Mais si cet avenir déplaisait à tes yeux,

Je trouverais quelqu'un qui me servirait mieux !

ALIÉNOR, lentement.

Je vous obéirai.

HUGONNEL, regardant la porte de gauche qui s'ouvre.

L'on attend... On t'appelle.

Va mettre au front du roi la couronne mortelle t — Ce bandeau... Vois si rien n'est changé ?

Regardez.

ALIÉNOR, le lui montrant.

HUGONNEL

C'est bien. Va donc. Ici je t'attends.

ALIÉNOR, en sortant.

Attendez.

Elle entre dans la salle à gauche.

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