‹ Œuvres choisies; La Fille de RolandChapitre 379 sur 387 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ALIÉNOR, allant vers les deux pages .

Au comte de Champagne Allez dire à l'instant que je l'attends ici Sans retard, sans retard !

(Les deux pages sortent et referment la porte.) ALIÉNOR, seule.

Tout sera bien ainsi.

(S'agenouillant devant le sanctuaire.) Seigneur, soyez béni ! Mon âme torturée De fureur si longtemps, mon âme est délivrée, Ma lèvre ne boit plus à la coupe de fiel, Je n'ai plus à rougir en regardant le ciel ! — Et toi, le grand aïeul, juge de ma famille, Toi qui m'as inspirée, inspire encor ta fille ! Mon devoir tout entier n'est pas fait aujourd'hui, Le plus cruel peut-être est à faire !...

(Voyant entrer Thibaud.) C'est lui !

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