SCÈNE IV WALTER, HILDIGA, ATTILA, ULDEN, MUNDO, foule
ATTILA, à la foule qui hésite à entrer.
Je le veux, entrez tous.
Le consul Maximin aujourd'hui nous amène La sœur de l'empsreur, la princesse romaine Honoria; l'escorte approche. Accueillons-les, Tous les deux, comme il sied, dans mon nouveau palais. — Toi qui l'as fait construire, Ulden, fais-nous connaître Ses merveilles; allons, nous t'écoutons.
ULDEN
Oui, maître.
Mon architecte grec en a dressé le plan D'après les grands palais d'Athène et de Milan.
MUNDO
Tant pis ! Avec ses mœurs un peuple a tort de rompre, Et servir de la sorte un roi, c'est le corrompre !
Toujours railleur, Mundo?
MUNDO
Toujours, maître.
ULDEN, montrant du geste le palais.
Voici
Le xysle tout peuplé d'arbres rares.
MUNDO
Ainsi, Les chênes de nos bois n'ont rien qui vous suffise ? Mais vos arbres mourront à la première bise!
ULDEN
Voici Y impluvium où sous des murs épais Au bruit d'une onde fraîche on peut dormir en paix, Ici ce sont les bains et leurs piscines neuves... Des bains de marbre!
MUNDO
Alors à quoi servent les fleuves?
ULDEN, allant vers la fenêtre à droite.
Ici — Mundo, toi-même applaudis des deux mains — C'est le cirque pareil aux grands cirques romains. Vingt lions nubiens rugissent dans leurs loges.
MUNDO
Pour les loups du pays je garde mes éloges!
Assez, Mundo 1 Silence !
MUNDO
Oui, le silence est d'or ; Mais si je t'approuvais tu dirais : Parle encor!
ATTILA, montant sur le trône.
Guerriershuns, c'est un jour heureux pour mon empire ; Que dans tous les regards l'allégresse respire; L'alliance de Rome alfermit ma grandeur. Recevez en amis son digne ambassadeur ;