SCÈNE IV
FLORIMOND, M. DOLBAN.
M. DOLBAN.
L’heure est passée : eh bien! sur l’hymen d’Éliante As-tu changé d’avis?
FLORIMOND, fièrement.
Je n’en change jamais.
M. DOLBAN.
Tu ne l’épouses point?
FLORIMOND
Non, je vous le promets.
M. DOLBAN.
Pour la troisième fois, pesez votre réponse : Renoncez-vous enfin à sa main?
J’y renonce.
M. DOLBAN.
C'est votre dernier mot?
FLORIMOND
Oui, monsieur.
M. DOLBAN.
En ce cas,
Je vais prendre un parti que tu ne prévois pas.
Je n’ai que cinquante ans, je suis libre, je l’aime;
Je me propose, moi.
FLORIMOND
Vous, mon oncle?
M. DOLRAN.
Moi-môme :
Sottement pour toi seul j’étais resté garçon :
J’étais trop bon, vraiment.
FLORIMOND, reprenant un air détaché.
Oui, vous avez raison,
Mon oncle; dans la vie, il faut se satisfaire.
M. DOLBAN.
Elle aura tout mon bien, je n’en fais point mystère,