‹ [Œuvres choisies]Chapitre 103 sur 558 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

FLORIMOND

Chacun peut, à son gré, disposer de son bien.

Tout le vôtre est à vous, et je n’y prétends rien.

M. DOLBAN.

Nous verrons si toujours cela te fera rire.

Je n’ose encore la voir, mais je vais lui écrire.

(il veut sortir.)

FLO RIMOND.

Ne sortez point; ici vous avez ce qu’il faut :

La lettre et la réponse arriveront plus tôt.

De grâce, asseyez-vous, mettez-vous à votre aise,

(Pendant que son oncle écrit, il se parle à lui-même.)

Qu’il se hâte, morbleu! d’épouser son Anglaise,

Et me laisse en repos. Les moments sont si chers ! Yoilà, je gage, au moins deux heures que je perds. Je brûle de revoir la beauté que j’adore;

Car je l’ai vue à peine, et ne sais pas encore Comment elle se nomme ; en un mot, je ne sais Rien, sinon que je l’aime, et qu elle a mille attraits.

(il se retourne vers son oncle et le regarde.)

(Haut.)

Il prend la chose au vif. En ce tendre langage Vous n’aviez pas écrit depuis longtemps, je gage?

M. DOLBAN, pliant sa lettre.

Pas tant que toi.

FLORIMOND

Je crois que vous me peignez mal.

Il faut se défier toujours de son rival.

M. DOLBAN.

CT est fait.

FLORIMOND, appelant.

Grispin!... Laûeur!...

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