SCÈNE IX
Les Précédents, M. MARCEL.
(M. Marcel entre fort agité.)
M. MARCEL
C’est VOUS?
CHARLES
Oui, mon oncle.
M. MARCEL
Ah !..
SUZETTE, bas à Charles.
Parle-lui donc.
CHARLES, bas.
Je n’ose.
SUZETTE, d’un air bien caressant.
Cher oncle! qu’est-ce donc? Vous avez quelque chose?
M. MARCEL
Non, ma nièce.
SUZETTE
Oh! si fait, je vois bien à votre air Que vous avez...
M. MARCEL
Non, rien.
SUZETTE
Mais...
M. MARCEL
Tais-toi donc.
(A Charles.)
Mon cher,
Ton père, où donc est-il?
LA FAMILLE BRETONNE
CHARLES
Mon père?
Eh ! oui, ton père.
SUZETTE
Vous ne l’avez pas vu?
M. MARCEL
Non; je me désespère.
Je vais, viens, rentre, sors; en un mot je ne puis... Ah! je ne puis rester dans l'état où je suis.
Ce cher, ce bon Germain! je sens combien je l’aime.
Il faut que je l’embrasse.
CHARLES
Eh! dans l’instant lui-même, Mon oncle, il est sorti pour vous aller chercher...
M. MARCEL
Qu’entends-je?
SUZETTE
Au désespoir d’avoir pu vous fâcher.
CHARLES
Oui, mon père a couru, volé sur votre trace...
SUZETTE
Il a dit comme vous: « Il faut que je l’embrasse. »
M. MARCEL
Il se pourrait!... Mais oui, sans peine je le eroi;
Je reconnais Germain: il vaut bien mieux que moi.
Vous êtes bons tous deux.
M. MARCEL
Il est meilleur.