‹ [Œuvres choisies]Chapitre 148 sur 558 · G II A R LES · texte numérisé non relu

G II A R LES

Pourquoi cette froideur?

Qu'avez-vous contre moi, mon aimable cousine?

SUZETTE

Rien, vous venez de voir la charmante voisine?

CHARLES

La charmante?

SUZETTE

Oui, monsieur; me nîrez-vous le fait?

CHARLES

Pouquoi donc lenîrais-je ? oui, je viens en effet...

SUZETTE

De faire votre cour à la sublime Hortense?

CHARLES

Mon père l’ordonnait.

su ZETTE.

Oh! sans doute. Je pense Que vous vous êtes vite empressé...

CHARLES

Pouvez-vous?...

SUZETTE

Ne prenez pas ceci pour un dépit jaloux. [re:

Moi, jalouse? Eh! pour nous tout s'arrange, au contrai- Yous épousez la sœur, et j’épouse le frère.

CHARLES

Le frère!...

SUZETTE

Eh! oui, le frère, un excellent sujet,

Fort aimable, dit-on; c’est un charmant projet De ma tante; mon oncle approuve cette idée;

Mon tuteur y consent; la chose est décidée.

CHARLES

Je ne comprends pas, moi...

SUZETTE

Les deux noces, mon cher, Par là pourront se faire en même temps, c’est clair; Gela sera charmant, et plus économique.

L’économie! oh! oui; mon beau-père s’en pique.

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