SCÈNE XV
Les Précédents, M. HILAIRE.
M. HILAIRE, de loin.
Qu’est- ce qu’on fait?... Ah! ah! je dérange, peut-être
M. MARCEL, à part.
Assurément.
M. GERMAIN
Qui? vous? c’est bien mal nous connaître; Nous fêtons notre frère, et comme bons parents...
M. HILAIRE, à M. Marcel.
Monsieur ne doute pas de la part que je prends Au plaisir...
M. MARCEL, assez froidement.
Ah! monsieur vous êtes trop honnête.
CHARLES, bas à Suzette.
Qu’il vient mal à propos !
SUZETTE, bas à Charles.
Il va gâter la fête.
LA FAMILLE BRÉTON NK
M. GERMAIN
Voire présence ici ne peut que redoubler Notre joie.
M. HILAIRE
Ah! monsieur! je crains de la troubler.
MADAME GERMAIN, à Suzette.
Allons, Suzette, à toi.
Si ma femme et ma fille Avaient pu soupçonner ce bouquet de famille.
Vous jugez, cher voisin, de leur empressement...
M. GERMAIN
Eh! c’est en impromptu: jefignorais vraiment;
C/est madame Germain...
M. HILAIRE
On reconnaît madame,
MADAME GERMAIN, montrant Suze tte .
Ah ! messieurs, permettez...
M. HILAIRE, avec affectation à madame Germain.
Mais à propos, ma femme Est fort de voire avis, madame.
M. GERMAIN
A quel sujet?
MADAME GERMAIN, à part.
O ciel!...
M. HILAIRE
Mais à propos de ce charmant projet...
M. GERMAIN
Ah! bon!... mais à demain les choses sérieuses.
Ah! tout ceci n’aura que des suites heureuses. D’abord, je favoûrai, j’étais d’un autre avis,
Mettant trop d’importance à l’amour de mon fils.
M. GERMAIN
N’importe, mon voisin, remettons cette affaire.
M. HILAIRE
Pourquoi? voilà déjà trop longtemps qu’on diffère;
Je le vois à présent, cette inclination Ne saurait empêcher notre double union...