JULIE, JASMIN
JULIE, un moment seule ; elle entre par le fond,
Comment ! pas un laquais ! a-t-on vu de la vie, Une femme de chambre être aussi mal servie ?
(A Jasmin qui entre.)
Mais Renvois un, enfin! Que faites-vous là-bas?
•JASMIN; il e3t entré par la gauche.
Un brelan, dont j’enrage.
JULIE
Ah !
JASMIN
Tu ne croirais pas
Que je perds deux louis : ils m’ont volé, les traîtres !
JULIE
Deux louis? le maraud ! que feront donc les maîtres ?
JASMIN
Mais, ce qu’ils font, bien pis. Vois nos deux jeunes gens; Ils s’en donnent, j’espère.
JULIE
Ils déjeunent longtemps.
JASMIN
Oui, ces déjeuners-là sont des dîners du diable.
Us font une dépense!... oh! mais c’est incroyable !
JULIE
Eh bien ! de la maman ils sont les favoris.
JASMIN
Surtout l’aîné ; leur sœur a cependant son prix.
JULIE
Cette pauvre Pduphrasie, en province élevée,
Et depuis six grands mois en ces lieux arrivée, Semble étrangère encor; ce Paris lui déplaît.
JASMIN
Bon ! elle s’y fera. Mais sage comme elle est, Est-ce qu’elle aimerait ce Lorsan ?
JULIE
Que t’importe ?
JASMIN
Eh ! c’est un fat.
JULIE
D'accord. Va, souvent de la sorte, Fille sage préfère un fat, un étourdi ;
Puis des frères, Lorsan est le meilleur ami.
JASMIN
Le cousin, selon moi, ferait mieux son affaire.
JULIE
Olivier ?