‹ [Œuvres choisies]Chapitre 180 sur 558 · JULIE, JASMIN · texte numérisé non relu

JULIE, JASMIN

JULIE, un moment seule ; elle entre par le fond,

Comment ! pas un laquais ! a-t-on vu de la vie, Une femme de chambre être aussi mal servie ?

(A Jasmin qui entre.)

Mais Renvois un, enfin! Que faites-vous là-bas?

•JASMIN; il e3t entré par la gauche.

Un brelan, dont j’enrage.

JULIE

Ah !

JASMIN

Tu ne croirais pas

Que je perds deux louis : ils m’ont volé, les traîtres !

JULIE

Deux louis? le maraud ! que feront donc les maîtres ?

JASMIN

Mais, ce qu’ils font, bien pis. Vois nos deux jeunes gens; Ils s’en donnent, j’espère.

JULIE

Ils déjeunent longtemps.

JASMIN

Oui, ces déjeuners-là sont des dîners du diable.

Us font une dépense!... oh! mais c’est incroyable !

JULIE

Eh bien ! de la maman ils sont les favoris.

JASMIN

Surtout l’aîné ; leur sœur a cependant son prix.

JULIE

Cette pauvre Pduphrasie, en province élevée,

Et depuis six grands mois en ces lieux arrivée, Semble étrangère encor; ce Paris lui déplaît.

JASMIN

Bon ! elle s’y fera. Mais sage comme elle est, Est-ce qu’elle aimerait ce Lorsan ?

JULIE

Que t’importe ?

JASMIN

Eh ! c’est un fat.

JULIE

D'accord. Va, souvent de la sorte, Fille sage préfère un fat, un étourdi ;

Puis des frères, Lorsan est le meilleur ami.

JASMIN

Le cousin, selon moi, ferait mieux son affaire.

JULIE

Olivier ?

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