‹ [Œuvres choisies]Chapitre 181 sur 558 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

JASMIN

Oui, vraiment; je gagerais...

JULIE

Quel conte !

C’est un petit parent dont on ne tient nul compte.

JASMIN

Oui, la mère peut-être, et même ses deux fils :

Mais monsieur de Naudé n’est pas de cet avis ;

11 en fait cas, lui.

JULIE

Soit.

JASMIN

Moi, je ne puis m’en taire ; J’aime ce bon vieillard : d’un ancien militaire Il a bien l’air franc, noble; il est bon, toujours gai : Point bizarre et pourtant original.

JULIE

C’est vrai.

Il est original, même en rendant service ;

Et je l’ai vu souvent, dans son plaisant caprice,

Jouer des tours piquants, parfois même affliger. Telles gens, qu’il finit toujours par obliger.

(On entend des éclats de rire au fond.)

Mais nos jeunes messieurs ont déjeuné, ce semble.

JASMIN

On les entend de loin, et la maison en tremble.

Vite, un petit baiser.

(il l’embrasse.)

JULIE

Eh ! mais, voyez un peu î

Il le prend d’avance.

Oui, c’est le plus sûr. Adieu.

(il sort parla gauche.)

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