‹ [Œuvres choisies]Chapitre 192 sur 558 · EUPHEASIE, M. DE NAUDÉ, MADAME MERVILLE · texte numérisé non relu

EUPHEASIE, M. DE NAUDÉ, MADAME MERVILLE

EUPHR ASIE.

Ils sont un peu légers.

M. DE NAUDÉ

Eh I oui, comme leur âge.

MADAME MERVILLE

Eh ! puis, cela leur sied; ils ont, je ne sais quoi...

(A M. de Naudé)

C’est vous qui plaisantez bien joliment.

M. DE NAUDÉ

Qui? moi?

Non, ce n'est point, madame, une plaisanterie;

C’est bien du fond du cœur.

Comment donc, je vous prie?

N. DE NAUDÉ

J’aime mademoiselle, et le dis hautement.

MADAME MERVILLE

D’amitié?

M. DE NAUDÉ

D’amitié bien tendre, assurément.

MADAME MERVILLE

Je voulais vous parler de Lorsan, c’est dommage; Pourrez-vous maintenant approuver son hommage ?

M. DE NAUDÉ

Franchement, avec vous, je m’en expliquerai ;

Mais souffrez que d’un jour l’hymen soit différé.

EUPHRASIE

Ma mère, oui, différons, si monsieur le désire.

MADAME MERVILLE

Eh bien ! soit, à vos vœux je consens de souscrire.

M. DE NAUDÉ

Il suffit, et bientôt nous en reparlerons.

(A Euphrasie.)

Pour vous, j’ose espérer que nous nous entendrons. Croyez que vous n’aurez jamais, mademoiselle,

De serviteur plus vrai, plus tendre et plus fidèle.

(IÎ salue, et sort par la gauche.)

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