EUPHEASIE, M. DE NAUDÉ, MADAME MERVILLE
EUPHR ASIE.
Ils sont un peu légers.
M. DE NAUDÉ
Eh I oui, comme leur âge.
MADAME MERVILLE
Eh ! puis, cela leur sied; ils ont, je ne sais quoi...
(A M. de Naudé)
C’est vous qui plaisantez bien joliment.
M. DE NAUDÉ
Qui? moi?
Non, ce n'est point, madame, une plaisanterie;
C’est bien du fond du cœur.
Comment donc, je vous prie?
N. DE NAUDÉ
J’aime mademoiselle, et le dis hautement.
MADAME MERVILLE
D’amitié?
M. DE NAUDÉ
D’amitié bien tendre, assurément.
MADAME MERVILLE
Je voulais vous parler de Lorsan, c’est dommage; Pourrez-vous maintenant approuver son hommage ?
M. DE NAUDÉ
Franchement, avec vous, je m’en expliquerai ;
Mais souffrez que d’un jour l’hymen soit différé.
EUPHRASIE
Ma mère, oui, différons, si monsieur le désire.
MADAME MERVILLE
Eh bien ! soit, à vos vœux je consens de souscrire.
M. DE NAUDÉ
Il suffit, et bientôt nous en reparlerons.
(A Euphrasie.)
Pour vous, j’ose espérer que nous nous entendrons. Croyez que vous n’aurez jamais, mademoiselle,
De serviteur plus vrai, plus tendre et plus fidèle.
(IÎ salue, et sort par la gauche.)