‹ [Œuvres choisies]Chapitre 205 sur 558 · ACTE II, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE X

Mademoiselle ?

M. DE NAUDÉ

Ah ! ah ! mais cela n’est pas bien:

A son cousin, d’ailleurs un ami sûr, intime !

EUPHR ASIE.

Très-digne, je le sais, monsieur, de votre estime, De votre confiance...

M. DE NAUDÉ

Oh ! oui, cet ami-là.

Il est fait pour m’entendre ; et sans peine il croira Qu’on puisse vous aimer ; il vous rend bien justice.

OLIVIER

Aussi, ne doutez point qu’Oiivier n’applaudisse,

Et ne partage.,.

Eh ! mais voyez comme il répond !

Il est tout interdit: et c’est tout simple au fond ; Moi, je lui dis le fait, et non les circonstances: Reçois, cher Olivier, ces douces conüdences, Apprends...

EUPHRASIE

Vous permettez; un tel aveu, je croi, Se passera fort bien de ma présence.

M. DE NAUDÉ

Vous sortez?

Eh ! quoi î

EUPHRASIE

J’ai besoin d’un peu de solitude.

M. DE NAUDÉ

Aussi, je vous dérange au milieu de l’étude !

Je suis indiscret.

EUPHRASIE

Vous! nous déranger ? jamais.

M. DE NAUDÉ

Ce n’est pas mon dessein, non, je vous le promets,

4 Ah I plutôt dans mon cœur, croyez, chère Euphrasie, Que vous êtes tous deux réunis pour la vie.

EUPHRASIE, à part en sortant.

Que je suis malheureuse !

OLIVIER, à part.

Il l’aime ! ah ! c’en est fait.

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