SCÈNE XII
M. DE NAUDÉ, seul.
Je lis dans le fond de ton cœur, Noble, excellent jeune homme ! ô Dieu ! que de candeur!
Quel ami ! je l’admire autant que je méprise Cet indigne Lorsan. Suivons mon entreprise, Hâtons-nous... mais courons d’abord au plus pressé ; Etouffons une affaire où l’honneur est blessé ;
Servons et mes amis et ce Lorsan lui-même ;
Et bientôt, je reviens, en suivant mon système, Obtenir d’Euphrasie un secret entretien :
Il le faut ; il y va de mon bonheur, du sien.
Je sens bien que ma marche est un peu singulière : Moi-même, j’en souris.., enfin, c’est ma manier A son penchant toujours il faut payer tribut; Qu’importe le chemin, pourvu qu’on aille au
'ii LE VIEILLARD ET LES JEUNES GENS