JULIE, LORSAN, M. DE NAUDÉ
LORS AN, accourant vers Julie, sans voir M. de Naudé.
Eh bien ! suis-je toujours un de tes favoris,
Ma belle? mais d’abord, il faut que je t’embrasse.
JULIE, se défendant.
LORSAN.
Tu fais l’enfant !
JULIE
Laissez-moi donc, de grâce.
LORSAN.
As-tu bien assuré l’objet de mon amour,
Que je meurs ?...
(il l’embrasse.)
JULIE
Est-ce ainsi?
LORSAN.
Chaque chose à son tour.
JULIE
Laissez...
(Elle se dégage, et dit à part en sortant.)
Pour m’enrichir, voyez le beau régime !
Le jeune homme m’embrasse, et le vieillard m’estime.