EUPHRASIE, MADAME MERVILLE, M. DE NAUDÉ, LORSAN, MERVILLE, JULE
MERVILLE
Nous revoyons enfin les nobles ennemis.
Ennemis?
M. DE NAU DÉ
LORSAN.
Ah! plutôt dites les deux amis.
Quant à moi, j’en fais gloire ; à jamais nous le sommes; Et certes, je serais le plus ingrat des hommes.
Si je ne jurais pas à monsieur de Naudé Une amitié...
M. DE NAUDÉ, à Lorsan.
Monsieur...
LORSAN.
Oh! non, c’est décidé,
Il faut absolument que je me satisfasse,
Et je déclare ici...
M. DE NAUDÉ
Monsieur Lorsan, de grâce...
JULE.
Vous ne nous parlez pas du combat.
LORSAN.
Un combat?
Me battre avec monsieur! je serais un grand fat;
Je me battrais pour lui contre toute la terre.
EUPHRASIE, à part.
Je respire.
MERVILLE
Gomment?
MADAME MERVILLE
Quel est donc ce mystère?
JULE.
Vous ne vous êtes pas battus, vraiment?
LORSAN.
Eh! non.
Monsieur me bat sans doute en cette occasion;
Mais, c’est en bienfaisance, et même en grandeur d’âme.
LORSAN.
Eh bien! il est trop vrai, Madame...
Expliquez-vous.