‹ [Œuvres choisies]Chapitre 232 sur 558 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

EUPHRASIE, LORSAN, JULE.

J U LE

Voyez-vous

Cet air cligne, imposant! au fait cela me pique ; Pourquoi le consulter, seul, comme un fils unique ? Il me prend fantaisie, entre nous, d’aller voir Sur quoi l’on délibère.

(il veut sortir.) EUPHRASIE, le retenant.

Eh ! tu veux tout savoir.

(Bas.)

Reste.

JULE, on passant à droite.

(à part.)

C’est différent. S’il conseille ma mère,

A notre sœur, du moins, moi, je suis nécessaire,

LORSAN.

Jule, eh bien ! vas-tu voir ce qu’on dit là- haut?

JULE.

Non ;

Que m’importe ? avec vous je suis bien mieux.

LORSAN.

Trop bon!

(A Euplirasie.)

Combien je dois bénir cette douce entrevue !

Car j’ose en espérer la plus heureuse issue.

EUPHRASIE

Laquelle, je vous prie ?

LORSAN.

Enfin, je l’obtiendrai,

Cet aveu si flatteur, si longtemps désiré !

EUPHRASIE

Un aveu, dites-vous ?

LORSAN.

Oui, l’amour doit, je pense, Obtenir, tôt ou tard, l’amour pour récompense.

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