‹ [Œuvres choisies]Chapitre 234 sur 558 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

JULE.

Oui, mais, mon cher, écoute.

LORSAN.

Je suis le plus heureux des hommes.

JULE.

Toi?

LORSAN.

Sans doute.

JULE.

Un mot. Détrompe-toi, mon ami, sur ce point :

On t’épousera, soit ; mais on ne t’aime point.

LORSAN.

On ne m’aime point ?

JULE.

Non, pas du tout.

LORSAN.

Tu badines ?

JULE.

Point, car cela me fâche.

Ah ! ah ! tu t’imagines

Qu’elle me hait ?

JULE.

Non, mais qu’elle ne t’aime pas.

LORSAN.

Aussi vrai l’un que l’autre. Ah çà ! tu me diras Les motifs sur lesquels tu fondes, tu prononces...

JULE.

Tout me l’apprend, son air et ses moindres réponses.

LORSAN, souriant d’un air suffisant.

Adieu, cher Jule, adieu, savant observateur !

Elle 11e m’aime pas !

(Il sort.)

JULE, seul.

Qu’il garde son erreur;

Que m’importe, après tout? rentrons, car je pétille D’aller siéger en tiers au conseil de famille.

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