‹ [Œuvres choisies]Chapitre 239 sur 558 · EUPHRASIE,' MADAME MERVILLE, JULE, MERVILLE · texte numérisé non relu

EUPHRASIE,' MADAME MERVILLE, JULE, MERVILLE

JULE, du fond.

M’admettra-t-on enfin ?

MADAME MERVILLE

Oui, viens, Jule.

JULE.

Vraiment!

Vous nie traitez ici, je vois, comme un enfant;

Et je dirais pourtant mon avis en affaire.

MER VILLE

Ce n’est pas le babil qui te manque, mon frère.

MADAME MERVILLE

Non.

JULE.

Je ne manque pas non plus d’un certain tact. Tenez, j’ai découvert, le fait est très-exact,

Que ma sœur n’aime pas Lorsan le moins du monde.

MERVILLE

Ah ! ah ! tu sais cela ?

JULE.

Que notre sœur réponde.

EUPHRASIE

Mais Jule pourrait bien avoir raison.

MADAME MERVILLE

Tant mieux.

JULE.

Eh bien ! vous voyez donc que j’ai d’assez bons yeux. Franchement, je soupçonne, entre nous, qu’elle n’aime Ni Lorsan, ni Naudé, mais...

MERVILLE

Qui donc ?

JULE.

Un troisième.

MADAME MERVILLE

Un troisième? comment?

JULE.

Que notre sœur... ch! quoi?...

Elle rougit.

EUPHRASIE

Moi, Jule?... eh! de quel droit? pourquoi Me tourmenter ainsi ?

Tu boudes, tu me grondes, Parce que j’ai trop bien...

MADAME MERVILLE

J’attends que tu répondes.

Page 1