EUPHRASIE,' MADAME MERVILLE, JULE, MERVILLE
JULE, du fond.
M’admettra-t-on enfin ?
MADAME MERVILLE
Oui, viens, Jule.
JULE.
Vraiment!
Vous nie traitez ici, je vois, comme un enfant;
Et je dirais pourtant mon avis en affaire.
MER VILLE
Ce n’est pas le babil qui te manque, mon frère.
MADAME MERVILLE
Non.
JULE.
Je ne manque pas non plus d’un certain tact. Tenez, j’ai découvert, le fait est très-exact,
Que ma sœur n’aime pas Lorsan le moins du monde.
MERVILLE
Ah ! ah ! tu sais cela ?
JULE.
Que notre sœur réponde.
EUPHRASIE
Mais Jule pourrait bien avoir raison.
MADAME MERVILLE
Tant mieux.
JULE.
Eh bien ! vous voyez donc que j’ai d’assez bons yeux. Franchement, je soupçonne, entre nous, qu’elle n’aime Ni Lorsan, ni Naudé, mais...
MERVILLE
Qui donc ?
JULE.
Un troisième.
MADAME MERVILLE
Un troisième? comment?
JULE.
Que notre sœur... ch! quoi?...
Elle rougit.
EUPHRASIE
Moi, Jule?... eh! de quel droit? pourquoi Me tourmenter ainsi ?
Tu boudes, tu me grondes, Parce que j’ai trop bien...
MADAME MERVILLE
J’attends que tu répondes.