‹ [Œuvres choisies]Chapitre 240 sur 558 · EUPHRASIE, MADAME MERVILLE, M. DE NAUDÉ, MERVILLE, JULE · texte numérisé non relu

EUPHRASIE, MADAME MERVILLE, M. DE NAUDÉ, MERVILLE, JULE

m. de n Aude.

Qu’avec plaisir

Je trouve réunie une chcre famille !...

MADAME MERVILLE

Qui vous aime.

MERVILLE

En vos yeux quel air de gaîté brille !

Même d’espoir !

M. DE NAUDÉ

Peut-être il me serait permis,

Si vous étiez tous deux un peu de mes amis.

MERVILLE

Espérez donc ; tous deux à jamais nous le sommes.

JULE.

Un brave nous séduit toujours, nous autres hommes.

MADAME MERVILLE

C’est la moindre vertu de monsieur de Naudé ;

Pour votre jeune ami son noble procédés.

M. DE NAUDÉ

Madame, un procédé peut bien rendre estimable ; Mais je crains que Lorsan n’ait paru plus aimable. Puis-je enfin réclamer, sans trop être indisciet,

Ce qui me fut promis, un entretien secret?

MADAME MERVILLE

Mon aveu sur ce point d’abord fut volontaire ;

A présent, il est juste, et même necessaire :

J y consens de bon cœur.

Mille grâces ; et vous,

Ma chère demoiselle? un entretien si doux,

Je l’avoue, est l’objet de toute mon envie.

EUPHR ASIE.

Pour moi-même, il y va du bonheur de ma vie.

MADAME MERVILLE, souriant.

Fort bien !

MERVILLE, d’un air important.

Nous vous laissons avec ma sœur.

J U LE, bas à Merville.

Eh ! mais.

Merville, que dis-tu d’un tel beau-frère?

MERVILLE, bas à Jule en s’en allant.

Paixl

Il nous convient : tu vas en juger tout à l’heure;

Ma mère m’a donné la raison la meilleure!...

(Les deux frères sortent sur les pas de leur mère.)

Page 1