EUPHRASIE, MADAME MERVILLE, M. DE NAUDÉ, MERVILLE, JULE
m. de n Aude.
Qu’avec plaisir
Je trouve réunie une chcre famille !...
MADAME MERVILLE
Qui vous aime.
MERVILLE
En vos yeux quel air de gaîté brille !
Même d’espoir !
M. DE NAUDÉ
Peut-être il me serait permis,
Si vous étiez tous deux un peu de mes amis.
MERVILLE
Espérez donc ; tous deux à jamais nous le sommes.
JULE.
Un brave nous séduit toujours, nous autres hommes.
MADAME MERVILLE
C’est la moindre vertu de monsieur de Naudé ;
Pour votre jeune ami son noble procédés.
M. DE NAUDÉ
Madame, un procédé peut bien rendre estimable ; Mais je crains que Lorsan n’ait paru plus aimable. Puis-je enfin réclamer, sans trop être indisciet,
Ce qui me fut promis, un entretien secret?
MADAME MERVILLE
Mon aveu sur ce point d’abord fut volontaire ;
A présent, il est juste, et même necessaire :
J y consens de bon cœur.
Mille grâces ; et vous,
Ma chère demoiselle? un entretien si doux,
Je l’avoue, est l’objet de toute mon envie.
EUPHR ASIE.
Pour moi-même, il y va du bonheur de ma vie.
MADAME MERVILLE, souriant.
Fort bien !
MERVILLE, d’un air important.
Nous vous laissons avec ma sœur.
J U LE, bas à Merville.
Eh ! mais.
Merville, que dis-tu d’un tel beau-frère?
MERVILLE, bas à Jule en s’en allant.
Paixl
Il nous convient : tu vas en juger tout à l’heure;
Ma mère m’a donné la raison la meilleure!...
(Les deux frères sortent sur les pas de leur mère.)