‹ [Œuvres choisies]Chapitre 247 sur 558 · ACTE V, SCÈNE VIT · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIT

(A Olivier.)

Sois mon gendre.

OLIVIER, passant à la gauehe d’Euphrasie.

O madame !

EUPHRASIE

Ah ! ma mère !

MERVILLE, d’assez mauvaise grâce.

Charmé

De cet événement.

JULE.

Il est beau d’être aimé.

OLIVIER, arec l’accent du cœur.

Vous m’aimerez aussi.

LORSAN.

L’aventure est unique ;

Elle m’étonne, moi, qui cependant m’en pique : D’abord, monsieur, qu’ici je croyais mon rival, Devient mon défenseur ; ensuite, c’est fort mal, Lui-même il me trahit, et.., surprise excellente! Impayable ! en amour, Olivier me supplante !

Parbleu ! voilà de quoi réfléchir.

M. DE N AUDE

En effet,

Réfléchissez, oh ! oui, vous en avez sujet,

Monsieur : rassurez-vous pourtant sur votre affaire ; Car elle est arrangée, et les parents, j’espère,

Apaisés pour jamais. Vous pouvez demeurer Librement à Paris, et même vous montrer :

Votre sage conduite, enfin, fera le reste ;

Je l’ai promis pour vous.

LORSAN.

Monsieur, je vous proteste...

Je suis touché... confus... un si beau procédé !...

Mes amis, je me range, oh ! oui, *c’est. décidé.

Jusqu’ici dans le monde, on me trouvait aimable :

Il ne me manquait plus que d’être raisonnable;

(A M. de Naudé.)

Je vais l’être. Je suis à vous du fond du cœur. Mesdames et messieurs, votre humble serviteur.

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