ACTE I, SCÈNE III
MADAME DEROSELLE.
Belfort paraît donner ces leçons avec zèle.
ROSE
Tout à fait ; il chérit beaucoup mademoiselle.
À ce que je puis voir, elle-même en fait cas?
ROSE
Oh ! beaucoup : en effet, qui ne l'aimerait pas . Mademoiselle et moi, même esprit nous anime,
Et, comme elle, pour lui, moi, j'ai beaucoup d'estime. Si vous saviez combien il est honnête, doux!...
MADAME DE ROSELLE
Je l’ai jugé d’abord. Que dit-il, entre nous,
De l'air triste et rêveur de ma jeune cousine?
ROSE
Mais il est bien chagrin de la voir si chagrine.
On lit dans ses regards une tendre pitié :
Un frère pour sa sœur n’a pas plus d’amitié.
Le matin, de sa chambre il attend que je sorte,
Et me demande alors comment elle se porte.
Mais on rit ; c’est monsieur.