‹ [Œuvres choisies]Chapitre 256 sur 558 · MADAME DE ROSELLE, M. DE PLINVILLE · texte numérisé non relu

MADAME DE ROSELLE, M. DE PLINVILLE

M. DE PLINVILLE la suit des yeux.

Heureux âge ! à seize ans, on n’a point de souci;

Tout plaît.

MADAME DE ROSELLE

Mais ma cousine est pourtant jeune aussi. D’où vient donc le chagrin qui chaque jour la mine?

M . DE PLINVILLE .

Quoi ! le chagrin, dis-tu? Serait-elle chagrine?

MADAME DE ROSELLE

Vous ne remarquez pas ?

M. D E PLINVILLE .

Qu’elle rêve...

Non .

MADAME DE R OSELLE.

Pourtant, on voit bien.

M. DE PLINVILLE.

En effet. Mais bon ! cela n’est rien.

Elle a quelque regret de nous quitter, sans doute ;

Et puis, elle est modeste : on sait ce qu’il en coûte. . . Mais dès que Morinval aura reçu sa main,

Tu verras : je voudrais que ce fût dès demain.

MADAME DEROSELLE.

A propos, cet hymen, il faudra le remettre.

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