MADAME DE ROSELLE, M. DE PLINVILLE
M. DE PLINVILLE la suit des yeux.
Heureux âge ! à seize ans, on n’a point de souci;
Tout plaît.
MADAME DE ROSELLE
Mais ma cousine est pourtant jeune aussi. D’où vient donc le chagrin qui chaque jour la mine?
M . DE PLINVILLE .
Quoi ! le chagrin, dis-tu? Serait-elle chagrine?
MADAME DE ROSELLE
Vous ne remarquez pas ?
M. D E PLINVILLE .
Qu’elle rêve...
Non .
MADAME DE R OSELLE.
Pourtant, on voit bien.
M. DE PLINVILLE.
En effet. Mais bon ! cela n’est rien.
Elle a quelque regret de nous quitter, sans doute ;
Et puis, elle est modeste : on sait ce qu’il en coûte. . . Mais dès que Morinval aura reçu sa main,
Tu verras : je voudrais que ce fût dès demain.
MADAME DEROSELLE.
A propos, cet hymen, il faudra le remettre.