‹ [Œuvres choisies]Chapitre 258 sur 558 · M À D À ME UE PLINVI L LE · texte numérisé non relu

M À D À ME UE PLINVI L LE

Ah ! ah ! monsieur, c’est vous ?

Bonjour, ma nièce. Non, je crois que de la vie Maîtresse de maison 11e fut plus mal servie.

En voilà déjà trois qu'il m’a fallu gronder.

M. D E PLINVILLE.

Ma femme est vigilante; elle sait commander.

MADAME DE PLINVILLE.

J’en ai besoin, monsieur, car vous n’y songez guère.

M. DE PLINVILLE.

Puisque vous faites tout, je n’ai plus rien à faire.

MADAME DE PLINVILLE.

Il faut bien faire tout, si vous ne faites rien.

M. DEPLINVILLE.

Bonne réplique ! Allons, point de souci.

MADAME DE PLINVILLE.

Fort bien !

Et vous croyez, monsieur, qu’avec ces beaux systèmes. Les choses vont ici se faire d’elles-mêmes ?

M. DE PLI NV ILLE

11 me semble pourtant qu’elles ne vont pas mal.

Nous rirons ce matin, Dieu sait ! Si Morinval Et ma fille venaient, on se mettrait en route.

MADAME DE PLINVILLE.

On ne s’y mettra point.

M. DE PLINVILLE .

On 11e part pas ?

MADAME DE PLINVILLE.

Sans doute.

La partie est remise.

MADAME DE ROSELLE

Est remise !... Gomment?...

Vous riez?

MADAME DE PLINVILLE.

Oui ; je suis en belle humeur, vraiment î

Mais encor, dites-moi quelle raison soudaine... ?

MADAME DEPLINVILLE.

Cette raison, monsieur, c’est que j’ai la migraine.

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