M À D À ME UE PLINVI L LE
Ah ! ah ! monsieur, c’est vous ?
Bonjour, ma nièce. Non, je crois que de la vie Maîtresse de maison 11e fut plus mal servie.
En voilà déjà trois qu'il m’a fallu gronder.
M. D E PLINVILLE.
Ma femme est vigilante; elle sait commander.
MADAME DE PLINVILLE.
J’en ai besoin, monsieur, car vous n’y songez guère.
M. DE PLINVILLE.
Puisque vous faites tout, je n’ai plus rien à faire.
MADAME DE PLINVILLE.
Il faut bien faire tout, si vous ne faites rien.
M. DEPLINVILLE.
Bonne réplique ! Allons, point de souci.
MADAME DE PLINVILLE.
Fort bien !
Et vous croyez, monsieur, qu’avec ces beaux systèmes. Les choses vont ici se faire d’elles-mêmes ?
M. DE PLI NV ILLE
11 me semble pourtant qu’elles ne vont pas mal.
Nous rirons ce matin, Dieu sait ! Si Morinval Et ma fille venaient, on se mettrait en route.
MADAME DE PLINVILLE.
On ne s’y mettra point.
M. DE PLINVILLE .
On 11e part pas ?
MADAME DE PLINVILLE.
Sans doute.
La partie est remise.
MADAME DE ROSELLE
Est remise !... Gomment?...
Vous riez?
MADAME DE PLINVILLE.
Oui ; je suis en belle humeur, vraiment î
Mais encor, dites-moi quelle raison soudaine... ?
MADAME DEPLINVILLE.
Cette raison, monsieur, c’est que j’ai la migraine.