SCÈNE VI
Les Mêmes, KOSE.
ROSE accourt.
Monsieur, mademoiselle
Va venir à l’instant.
MADAME DE PLINVILLE.
On n’a pas besoin d’elle.
KOSE.
Comment?...
MADAME DE ROSELLE
On ne part point.
ROSE
Et le joli bateau ?
Ou déjeunera-t-on, en ce cas?
MADAME DE PLINVILLE.
Au château.
(A madame de Roselle.)
Venez-vous? il s’agit d’une affaire importante : le reçois de Paris des étoffes...
MADAME DEROSELLE.
Ma tante...,
^ous avez plus de goût...
MADAME DE PLINVILLE.
Le mien est peu commun,
D’accord ; mais deux avis valent toujours mieux qu’un. Ma fille là-dessus est d’une insouciance!..
Je suis prête vingt fois à perdre patience.
M. DE PLINVILLE,
Elle fait la méchante.
L’ 0 PT I MI STE
MADAME DEROSELLE.
Il me semble, entre nous^ Çu’au fond l’essentiel est le choix d’un époux.
* MADAME DE PLINVILLE.
J’en conviens : mais ce choix est une affaire faite ; Et de ce côté-là ma fille est satisfaite.
Venez donc.
M. DE PLINVILLE.
Un moment.
MADAME DE PLINVILLE.
Eh 1 oui, pour babiller Restez ici, monsieur ; nous allons travailler.
MADAME DE ROSELLE
Mon oncle, dans le port faites rentrer la flotte.