LES MÊMES, M. DE MORINVAL
M. DE MORINVAL.
Soyons, trouverez-vous du bonheur à ceci? Le tonnerre est tombé...
M. DE PLINVILLE.
Bon ! où donc ?
M. DE MORINVAL.
Elle est en feu.
Sur la grange.
M. BELFORT
J’y cours.
(il sort.)
M. DE PLINVILLE.
Je respire.
M, DE MORINVAL.
Qu’entends-je !
Vous vous réjouirez encor de ce fléau?
M. DE PLINVILLE.
Pourquoi non? il pouvait tomber sur le château1.
(ils s-ort: nt leus.)
1. Quoique ce trait ait toujours paru faire plaisir, je n’en ai jamais été très-content. Je regrette de n’avoir pas connu plus tôt l’excellent roman de Goldsmith {le Ministre de Wakefield). J'aurais pu faire usage d’un passage où il est question aussi d’incendie, mais où l’optimiste Primerose est bien supérieur au mien. Il craint quelque temps pour ses enfants, s’agite, se dévoue, les sauve enfin ; et, voyant d’un côté sa femme et ses enfants hors de danger, et de l’autre sa maison en proie aux flammes, il s’écrie : «Tu peux * brûler, ô ma maison! j’ai sauvé les meubles les plus précieux. » Qui ne sent l’énorme différence qu’il y a entre ce trait sublime, et une saillie qui fait rire seulement? {Note de L'auteur.)