M. DE MORINVAL, M. DE PLINVILLE, MADAME DE ROSELLE
MADAME D^E ROSELLE
En vérité, voilà des chasseurs bien hardis !
M. DE PLINVILLE.
Comment donc ?
MADAME DE ROSELLE
Ils sont là sept ou huit étourdis Qui ne se gênent pas.
M. DE MORINVAL.
Ayez donc une chasse!
Ils se seront trompés ; il faut leur faire grâce.
M. DE MO RIN VAL
Mais allez voir, du moins...
M. DE PLINVILLE.
J’y vais... quoiqu’entre nous, Mon cher, je ne sois point de ces seigneurs jaloux Qui gardent leur gibier, comme on fait sa maîtresse; Je sens très-bien qu’il faut excuser la jeunesse;
Qu’un jeune homme, en passant, tire sur un perdreau...
M. DE MORINVAL.
On ne vient pas tirer à vingt pas d’un château.
M. DE PLINVILLE.
Aussi j’y vais mettre ordre. En me voyant paraître,
Ils seront plus fâchés que moi-même peut-être.