M. BEL FO H T
Ah!... Madame, pardon, vous voulez bien permettre!
MADAME DE ROSELLE
Monsieur, je vous en prie.
(au postillon, pendant que M. Belfort décachète et ouvre le billet.)
Eh mais! vraiment, l’ami, Vous ne paraissez gai ni plaisant à demi.
LE POSTILLON
J’ai couru le pays, et j’ai vu bien du monde ;
Gela fait que je sais comme il faut qu’on réponde*
M. BELFORT
Ah! madame!
D’où vient ce mouvement soudain?
M. BELFORT
C’est de mon père.
MADAME DE ROSELLE
Bon !
M. BELFORT
Je reconnais sa main.
LE POSTILLON
Dès le premier abord, j’ai su vous reconnaître.
M. BELFORT
C’est lui : de mes transports je ne suis pas le maître.
(il lit haut.)
Voici ce qu’il m’écrit : « Viens, accours promptement, < Mon ami; tu suivras celui que je t’envoie...
LE POSTILLON
Oui, monsieur.
M. BELFORT, continuant de lire .
« Je t’écris avec bien de la joie,
« Et je ne doute point de ton empressement. »
(Au postillon.)
Oh! non. Est-il bien loin?
le postili.®^-
4 la poste voisiné.
Bien portant?