‹ [Œuvres choisies]Chapitre 313 sur 558 · M. BEL FO H T · texte numérisé non relu

M. BEL FO H T

Ah!... Madame, pardon, vous voulez bien permettre!

MADAME DE ROSELLE

Monsieur, je vous en prie.

(au postillon, pendant que M. Belfort décachète et ouvre le billet.)

Eh mais! vraiment, l’ami, Vous ne paraissez gai ni plaisant à demi.

LE POSTILLON

J’ai couru le pays, et j’ai vu bien du monde ;

Gela fait que je sais comme il faut qu’on réponde*

M. BELFORT

Ah! madame!

D’où vient ce mouvement soudain?

M. BELFORT

C’est de mon père.

MADAME DE ROSELLE

Bon !

M. BELFORT

Je reconnais sa main.

LE POSTILLON

Dès le premier abord, j’ai su vous reconnaître.

M. BELFORT

C’est lui : de mes transports je ne suis pas le maître.

(il lit haut.)

Voici ce qu’il m’écrit : « Viens, accours promptement, < Mon ami; tu suivras celui que je t’envoie...

LE POSTILLON

Oui, monsieur.

M. BELFORT, continuant de lire .

« Je t’écris avec bien de la joie,

« Et je ne doute point de ton empressement. »

(Au postillon.)

Oh! non. Est-il bien loin?

le postili.®^-

4 la poste voisiné.

Bien portant?

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