ACTE II, SCÈNE II
JUSTINE
Il s’habille, il s’arrange...
MADEMOISELLE D’ORFEUIL, vivement.
Il était comme il faut.
Qu’il se pare un peu moins, et qu’il vienne plus tôt.
JUSTIN E
Monsieur pouvait tantôt vous dire même chose.
MADEMOISELLE D’ORFEUIL.
A propos... Tu l’as vu, Justine?
JUSTINE
Eh bien ?
MADEMOISELLE D’ORFEUIL.
Je n’ose
T’interroger... Enfin, comment le trouves-tu?
JUSTINE
Je n’en puis trop juger ; je ne fai qu’entrevu. Seulement il est jeune et d’aimable figure.
MADEMOISELLE D’ORFEUIL.
Pour le reste déjà c’est un heureux augure ;
Justine, conviens-en.
JUSTINE
Oui, j’en tombe d’accord, Mademoiselle; il plaît dès le premier abord :
Il a l’air franc, ouvert, des manières aisées.
Mes espérances donc seront réalisées.
JUSTINE
Ah ! doucement. Ce n’est qu’un indice léger :
Mais par vous-même enfin vous en allez juger.