‹ [Œuvres choisies]Chapitre 386 sur 558 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

M. D’ORFEEUIL, M. D’ORLANGE.

M. D’ORLANGE, l’amène mystérieusement.

Bon. Je puis donc ici vous parler sans témoin,

Et vous ouvrir mon cœur; car j’en ai grand besoin.

M. d’ORFEUIL. sourit.

Quel est donc ce mystère?

m. d’orlange.

Ah ! si vous pouviez lire

Dans ce cœur?

M. d’ORFEUIL, toujours de même.

Vous avez quelque chose à me dire, Je le vois; mais saurai-je à la fin ce secret?

m. d’orlange.

Oui ; c’est assez longtemps avoir été discret.

M. d’ORFEUIL.

Sans doute; puis, pour vous je suis porté d’avance, Et je vous saurai gré de votre confiance.

m. d’orlange.

Eh bien ! puisque je peux librement m’exprimer, Votre chère Henriette a trop su me charmer.

M. D ORFEUIL.

Vraiment?

M. D’ORLANGE,

Elle est aimable, et moi je suis né tendre : En un mot. je l’arlore et si j’osais prétendre A sa main, cet hymen ferait tout mon bonheur,

M. n’ ORFEUIL.

Monsieur... assurément vous me faites honneur. m. d’orlange,

Vous trouvez ma demande un peu prompte, peut-être; Mais il est naturel de se faire connaître.

Bon!

M. D ORFEUIL.

M. D ORLANGE.

Mon nom... ^

M. n’ORFEUIL.

M’est connu m. d’orlange.

Mon oncle...

m. d’orfeuil. C’est assez;

Abrégeons un détail inutile : avancez.

M. D’ ORLANGE.

Mais...

M. ü' ORFEUIL.

Je connais fort bien toute votre famille.

Vous dites donc, monsieur, que vous trouvez ma fille...?

m. d’orlange.

Ah! monsieur, adorable.

m. d’orfeuil.

Allons, j’en suis charmé;

Et d’elle, à votre tour, croyez-vous être aimé? m. d’orlange.

Je m’en flatte.

M. d’orfeuil.

, Moi-même aussi je le soupçonne.

Ecoutez, je vais voir notre jeune personne;

J’espère que tous trois serons bientôt d’accord.

Car, si vous lui plaisez, vous me convenez fort.

(il sort.)

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