‹ [Œuvres choisies]Chapitre 395 sur 558 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M. D’ORFEUIL, MADEMOISELLE D’ORFEUIL.

M. D’ORFEUIL.

Ce jeune homme est honnête, il faut que j’en convienne : Mais il a l’humeur sombre; et ce n’est pas la mienne.

MADEMOISELLE D’ORFEUIL.

Il a quelques chagrins.

Il pouvait les cacher :

Ce n'est pas nous, je crois, qui l’avons pu fâcher.

mademoiselle d’orfeuil.

Il est honnête, au fond. Je lui crois l’âme tendre,

Un esprit délicat.

m. d’orfeuil.

Va, j’aime mieux mon gendre.

Quel air ouvert et franc ! comme il est toujours gai ! Quel aimable babil! quelle grâce !

mademoiselle d’orfeuil.

Il est vrai

Qu’il a de l’enjouement, surtout de la franchise.

Mais j’aurais souhaité, s’il faut que je le dise,

Qu’il eût moins d’amour-propre et de légèreté,

Plus de réflexion, de sensibilité;

Tendre penchant qui sied si bien aux belles âmes !

En un mot, je voudrais...

m. d’orfeuil.

Vous voilà bien, mesdames !

Vous souhaitez toujours ce que vous n’avez pas.

Moi, du gendre que j’ai je fais le plus grand cas.

Mais le voici.

Pardon...

m. d’orfeuil.

Tu sors ? Eh mais ! demeure, i

MADEMOISELLE D’ORFEUIL.

Permettez-moi; je vais revenir tout à l’heure.

(Elle sort.)

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