M. D’ O II LAN GE
Non, je vous connaissais assez pour m'en flatter.
N. DE FL OR VILLE
Dites-moi donc, monsieur, par quelle fantaisie Ce rendez-vous ici ? la place est mal choisie.
M. d’ ORL AN GE.
Eh ! je la trouve, moi, choisie on ne peut mieux ; Notre affaire se doit terminer en ces lieux.
M. 1)E FLORVILLE
Mais c’était dans le bois qu’il eût fallu nous rendre.
Dans le bois ?
M. DE FLORVILLE
Oui.
M. d’orlange.
Ma foi, je ne puis vous comprendre,
Monsieur.
Lisez.
M. DE FLORVILLE
Votre billet est assez clair, pourtant ;
(il le lui remet.)
M. D’ORLANGE lit.
« Voulez-vous bien revenir à l’instant?
« Ne demandez que moi; j’ai deux mots à vous dire; « Gardez qu’on ne vous voie. » Ah !...
(il rit.)
M. DE FLORVILLE
Gela vous fait rire
m. d’orlange.
Il est vrai : je commence à comprendre à présent. La méprise est piquante, et rien n’est plus plaisant.
(D’un ton martial.)
Attendez, je reviens.
(Il sort.)