‹ [Œuvres choisies]Chapitre 428 sur 558 · ACTE I, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII

Je suis trop Lien instruit :

T ses lettres ! charle.

Eh bien ?

M. DUBRIAGE.

Etaient d’une insolence. . .

ii m’écrivait un jour, j’en frémis quand j’y pense,

Qu’il viendrait, qu’il mettrait le feu dans ma maison...

CHARLE

Ah ! mon dieu ! quelle horreur et quelle trahison !

M. DUBRIAGE.

Toi-même es indigné...

CHARLE faisant un effort pour se contenir.

Voulez-vous bien permettre, Monsieur ? Avez-vous lu vous-même cette lettre ?

M. DUBRIAGE.

Non. C’est madame Évrard : encore par pitié,

Elle me faisait grâce au moins de la moitié.

Puis, sans parler du reste, un mariage infâme...

CHARLE

(Se reprenant et à part.)

Infâme, dites-vous? Laissons venir ma femme.

(Haut.)

Ah! si l’on vous trompait !...

Et qui donc ?

CHARLE

Je ne sais...

Mais quoi! je ne puis croire à de pareils excès:

Non, Armand...

M. DUBRIAGE.

Paix. Jamais ne m’en ouvrez la bouche,

(Se radoucissant.)

Entendez-vous? Au fond, ton zèle ardent me touche, Mon ami, je l’avoue; il annonce un bon cœur,

On ne saurait plaider avec plus de chaleur.

CHARLE

Je parle pour vous-même: oui, bon comme vous êtes, Cette colère ajoute à vos peines secrètes.

LE VIEUX CELIBATAIRE

M, DUBRIAGE.

Bon Gharle ! char le.

Permettez que je sorte un moment;

Pour une affaire.

Oui, sors ; mais reviens promptement.

(M. Dubriage rentre chez lui.)

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