‹ [Œuvres choisies]Chapitre 437 sur 558 · SCÈNE VIII — AMBROISE, LAURE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII — AMBROISE, LAURE

AMBROISE, d’un ton rudo.

Qu’est-ce ?

LAURE, tremblante.

Monsieur... Ambroise?...

AMBROISE

Eh bien ! c’est moi.

LAURE

Peut-être en ce moment, monsieur, je vous dérange... C’est moi... dont vous a pu parler monsieur Lagrange...

AMBROISE

C’est différent. J’entends, c’est vous qui souhaitez Entrer ici ?

LAURE

Du moins si vous le permettez.

Voulez-vous bien jeter les yeux sur cette lettre?

AMBROISE, s’asseyant.

Vous tremblez! laure.

Moi! pardon,. .

LE VIEUX CÉLIBATAIRE

3'i LE VIEUX CÉLIBATAIRE

AMBROISE

Tâchez de vous remettre. . .

Voyons... « Sage, bien née et docile... » Il suffit.

Regardant Laure très-fixement.

Votre air s'accorde assez avec ce qu’on m’écrit.

LAURE

Vous êtes trop honnête.

AMBROISE

On vous appelle?

laure. Laure.

AMBROISE

Et votre âge... vingt ans?

LAURE

Pas tout à fait encore.

AMBROISE

Bon. Avez-vous servi déjà?

LAURE

Qui, moi?... jamais.

Je ne servirai point ailleurs, je vous promets.

AMBROISE

Vous n’êtes pas, je crois, mariée ?

laure. A mon âge,

Sans fortune, peut-on songer au mariage?

AMBROISE

Plus je vous interroge, et plus je m’aperçois

Se levant.

Que vous me convenez... Allons, je vous reçois.

LAURE

Monsieur, c’est trop d’honneur que vous daignez me faire .

AMBROISE

Oh ! non. Je vois cela, vous ferez mon affaire.

J’en préviendrai monsieur ; car il est à propos Qu’ensemble, ce matin, nous en disions deux: mots. Mais j’en réponds. Au reste, il est bon de vous dire Où vous êtes, comment vous devez vous conduire.

LAURE

J’écoute. AMBROISE.

Vous saurez que vous avez ici Plus d’un maître à servir.

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