‹ [Œuvres choisies]Chapitre 455 sur 558 · M. DUR RI AGE · texte numérisé non relu

M. DUR RI AGE

Oui, tout à fait : pour moi, j’aime fort leurs babils.

MADAME ÉVRARD

Et leur caresses donc, naïves, enfantines !

Et puis ils ont tous deux les plus charmentes mines !... Une grâce, un sourire; enfin je ne sais quoi...

Qui me plaît, m’attendrit.

M. DUBRIAGE.

Il me touche aussi, moi.

Qui ne les aimerait ? cela n’est pas possible.

MADAME ÉVRARD

Je me dis quelquefois: « Monsieur est bon, sensible: « S’il a tant d’amitié pour les enfants d’autrui,

« Qu’il aurait donc d’amour pour des enfants à lui ! »

M. DUBRIAGE, à demi-voix.

Hélas !

MADAME ÉVRARD

Cette petite est le portrait du père.

M. DUBRIAGE.

Oui vraiment ! et Julien, il ressemble à sa mère !...

MADAME ÉVRARD

A s’y tromper. Ces gens sont-ils assez heureux,

De voir ainsi courir et sauter autour d eux

Leurs portraits, en un mot, comme d’autres eux-même.

M. DUBRIAGE.

J’y pensais : ce doit être une douceur extrême.

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