M. DUR RI AGE
Oui, tout à fait : pour moi, j’aime fort leurs babils.
MADAME ÉVRARD
Et leur caresses donc, naïves, enfantines !
Et puis ils ont tous deux les plus charmentes mines !... Une grâce, un sourire; enfin je ne sais quoi...
Qui me plaît, m’attendrit.
M. DUBRIAGE.
Il me touche aussi, moi.
Qui ne les aimerait ? cela n’est pas possible.
MADAME ÉVRARD
Je me dis quelquefois: « Monsieur est bon, sensible: « S’il a tant d’amitié pour les enfants d’autrui,
« Qu’il aurait donc d’amour pour des enfants à lui ! »
M. DUBRIAGE, à demi-voix.
Hélas !
MADAME ÉVRARD
Cette petite est le portrait du père.
M. DUBRIAGE.
Oui vraiment ! et Julien, il ressemble à sa mère !...
MADAME ÉVRARD
A s’y tromper. Ces gens sont-ils assez heureux,
De voir ainsi courir et sauter autour d eux
Leurs portraits, en un mot, comme d’autres eux-même.
M. DUBRIAGE.
J’y pensais : ce doit être une douceur extrême.