‹ [Œuvres choisies]Chapitre 468 sur 558 · SCÈNE I — M. DUBRI AGE, seul, a’ayancB en rêvant · texte numérisé non relu

SCÈNE I — M. DUBRI AGE, seul, a’ayancB en rêvant

Cet entretien toujours me revient à l’esprit :

Je ferai bien, je, crois... oui, cet hymen me rit.

Cette madame Évrard est tout à fait aimable ;

Elle est très-fraîche encor; sa taille est agréable :

Elle a les yeux fort beaux ; et ses soins caressants, Tendres, réchaufferaient l’hiver de mes vieux ans. Elle est d’ailleurs honnête et douce comme un ange... Mais mon neveu?... Ma foi, que mon neveu s’arrange. Faudra-t-il consulter ses neveux? Après tout,

Je puis l’abandonner, quand il me pousse à bout.

(Rêvant de nouveau.)

C’est qu’il est marié; bientôt il sera père,

Et ses nombreux enfants seront dans la misère...

C’est sa faute : pourquoi s’ètre ainsi marié ?

D’ailleurs, par mon hymen sera-t-il dépouillé?

Je puis faire à ma femme un honnête avantage...

Mais, à l’âge que j’ai, songer au mariage !

Dieu sait comme chacun va rire à mes dépens!

Que résoudre? Je suis indécis, en suspens...

Voici Gharle; à propos le hasard me l’amène.

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