‹ [Œuvres choisies]Chapitre 481 sur 558 · SCÈNE X— M. DUBRIAGE, AMBROISE, LAURE · texte numérisé non relu

SCÈNE X— M. DUBRIAGE, AMBROISE, LAURE

AMBROISE

Elle rit : par hasard serait-ce moi qu’on joue?

M. DUBRIAGE.

Eh non ! nous avons eu tous deux, je te l’avoue, Même au sujet de Laure, un petit démêlé ;

(il appuie sur ce mot.)

Mais il n’y paraît plus. En maître j’ai parlé : Laure nous reste.

Je la garde.

AMBROISE

Ah! bon.

M. DUBRIAGE.

Moi, j’aime cette fille :

LAU RE

Monsieur!...

AMBROISE

Elle est douce et gentille,

N’est-ce pas ?

M. DUBRIAGE.

Mais elle est bien mieux que tout cela: On n'a pas plus d’esprit, de raison quelle en a.

LE VIEUX CÉLIBATAIRE

AMBROISE

Oh ! j’en étais bien sûr, quand je vous l’ai donnée ; Sans quoi je n’aurais pas...

m. dubriage.

C’est qu’elle est très-bien née; J’entends bien élevée. Il ne tiendra qu’à vous,

Laure, d’être longtemps... mais toujours, avec nous.

LAURE

Ah ! mon... monsieur, croyez que ma plus chère envie Est de pouvoir ici passer toute ma vie.

AMBROISE

Oh ! vous y resterez, en dépit qu’on en ait :

(il se reprend.)

C’est moi qui vous,., je dis, monsieur vous le promet.

(il sort.)

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