‹ [Œuvres choisies]Chapitre 489 sur 558 · ACTE VI, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE VI, SCÈNE III

Armand va nous servir...

Et comment, s’il vous plaît ?

MADAME EVRARD

Armand va, de Colmar, écrire que sa femme Est là-bas, près de lui.

CHARLE

Qu’entends-je? Ah ciel! madame...

Contrefaire une lettre ?

MADAME EVRARD

Oh que non pas : d’abord,

Ce faux serait, je pense, un trait un peu trop fort ,

Ce serait une vaine et grossière imposture ;

Car monsieur du neveu connaît bien l’écriture :

Mais, comme vous savez, j’ai des lettres d’Armand,

Et j’en montre une.

CHARLE

Bon !

MADAME EVRARD

Oui : Julien à l’instant

Va l’apporter.

CHARLE

Eh mais, la date ?..,

Je la change.

Ambroise, en paraissant venir de chez Lagrange, Va, par un faux récit, porter les premiers coups. J’affecterai d’abord l’air incrédule et doux ;

Mais j’appuie en effet, et je montre la lettre :

La nièce partira, j’ose bien le promettre.

CHARLE

Soit. Mais à des papiers, car elle en peut avoir, Que répliquerez-vous ? je voudrais le savoir.

MADAME EVRARD

Il ne la verra point.

CHARLE

En êtes-vous bien sûre?

MADAME EVRARD

Oui, si vous nous aidez. Sachez, je vous conjure,

LE VIEUX CÉLIBATAIRE

La retenir là-bas, tandis qu’Ambroise et moi Nous nous chargeons ici de monsieur.

GHARLE.

Bien, ma foi !

Madame, j’aurai soin de ne pas quitter Laure.

je dois dissimuler encore;

Voici monsieur Allez.

Je vais..

GHARLE, à part.

parer à ce coup imprévu.

(il son.)

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