ACTE V, SCÈNE V
a Pour la vingtième fois j’ose encor vous écrire,.. »
(S’interrompant.)
Madame, que dit-il? pour la vingtième fois!,..
Vingt lettres !
MADAME EVRARD
Je ne sais : je n’en ai vu que trois... Mais quoi! voulez-vous bien continuer de lire,
M. DUBRIAGE continuant de lire.
« En ce moment, Laure est à mes côCés;
« Elle veut que j’implore encore vos boutés. a Aisément, je l’avoue, elle me persuade...
« Trop chère épouse, hélas ! Elle est un peu malade.
« Mais quoi! c’est le chagrin d’être ainsi loin de vous. « Quand pourrons-nous tous deux embrasser vos genoux « Mon oncle! quels transports seraient alors les nôtres!..
(Fermant la lettre.)
Mais cette lettre-là n’est pas du ton des autres.
MADAME EVRARD
Qu’importe! je ne vois qu’une chose en ceci :
Si Laure est à Colmar, elle n’est pas ici.
AMBROISE
Parbleu! je disais bien que ce n’était pas elle.
Vous voyez si j’ai fait un rapport inlidèle!
M. DUBRIAGE.
Je ne le vois que trop. Je demeure frappé.
MADAME EVRARD
Rien ne paraît plus clair... Mais, ô ciel! quelle trame!
AMBROISE
Affreuse! Allons, je vais renvoyer cette femme.