‹ [Œuvres choisies]Chapitre 497 sur 558 · ACTE V, SCÈNE YI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE YI

GHARLE.

Répondez...

(a madame Evrard.)

Ah ! je le suis. Aufait.

MADAME EVRARD

Dequel droit ?...

CH A RLE.

Voulez-vousbien permettre?...

Vous dites donc qu’Armand vient d’écrire une lettre?

MADAME EVRARD

Eh oui !

CHARLE

J’en suis fâché pour vous, madame Evrard: Mais cet Armand, qu’on fait écrire de Colmar,

Est ici, chez son oncle ; et c’est lui qui vous parle : Je suis Armand.

Ah ciel !

AMBROISE

Se peut-il!...

M. DUBRIAGE.

Serait...

Eh quoi ! Charle

CHARLE

Ils m’ont réduit à ce déguisement;

Mais sous le nom de Charle enfin je suis Armand.

AMBROISE

Allons donc!

CHARLE

Un seul mot va leur fermer la bouche:

J’ai servi, mon cher oncle, et voici ma cartouche.

Par là jugez du reste. Auprès de vous ainsi Ils m’ont, pendant dix ans, calomnié, noirci.

Mais de mon père, hélas ! cet extrait mortuaire,

(Présentant successivement à M. Dubriage toutes les pièces qu’il annonce.)

Mon extrait de baptême, et celui de ma mère,

Qui, mourant, de mon sort sur vous se repos a,

(Montrant madame Evrard.)

Et dix lettres... que sais-ie?. . où cette femme osa

LE VIEUX CE LIE AT AI U E

Me défendre d’écrire et surtout de paraître;

Tout parle en ma faveur, tout me fait reconnaître: Tout vous dit que je suis Armand, votre neveu,

Le fils de votre sœur, votre sang.

M. DÜBRIÀGE.

Juste dieu !

Tu serais...

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