‹ [Œuvres choisies]Chapitre 498 sur 558 · SCENE VII —GEORGE, GHARLE, M. DU BRI AGE, MADAME EVRARD, AMBROISE · texte numérisé non relu

SCENE VII —GEORGE, GHARLE, M. DU BRI AGE, MADAME EVRARD, AMBROISE

GEORGE

Armand, oui; croyez mon témoignage ; La vérité n’est qu’une et n’a qu’un seul langage;

La vérité se peint dans mes simples discours...

(Voyant arriver Laure.)

Ali ! madame, venez, venez à mon secours :

Armand est reconnu.

SCÈNE VIII — LAURE, GEORGE, AMBROISE, GHARLE, M. DU BRI AGE, MAD AME EVRARD.

LAURE, se jetant aux pieds de son oncle.

Monsieur, faites-lui grâce ;

Qu’il reste auprès de vous, ou bien que l’on me chasse !

M. DÜBRIAGE.

Non, non ; tous vos discours, et je le sens trop bien, Partent du fond du cœur, et vont jusques au mien.

Ah ! je vous crois, amis: j’ai besoin de vous croire,

Et je perce à la fois plus d’une trame noire.

(Se tournant vers madame Evrard et Ambroise.)

Vous se niez bien qifici vous ne pouvez rester.

MADAME EVRARD

Je n’en ai pas envie... Eh ! qui peut m’arrêter?

J’ai voulu, j’en conviens, devenir votre épouse :

De les servir tous deux me croyez-vous jalouse ? Allez, au fond du cœur vous me regretterez,

Et peut-être, avant peu, vous me rappellerez:

Il n’en sera plus temps. Adieu.

(Elle sort avec Ambroise )

Page 1