SCENE VII —GEORGE, GHARLE, M. DU BRI AGE, MADAME EVRARD, AMBROISE
GEORGE
Armand, oui; croyez mon témoignage ; La vérité n’est qu’une et n’a qu’un seul langage;
La vérité se peint dans mes simples discours...
(Voyant arriver Laure.)
Ali ! madame, venez, venez à mon secours :
Armand est reconnu.
SCÈNE VIII — LAURE, GEORGE, AMBROISE, GHARLE, M. DU BRI AGE, MAD AME EVRARD.
LAURE, se jetant aux pieds de son oncle.
Monsieur, faites-lui grâce ;
Qu’il reste auprès de vous, ou bien que l’on me chasse !
M. DÜBRIAGE.
Non, non ; tous vos discours, et je le sens trop bien, Partent du fond du cœur, et vont jusques au mien.
Ah ! je vous crois, amis: j’ai besoin de vous croire,
Et je perce à la fois plus d’une trame noire.
(Se tournant vers madame Evrard et Ambroise.)
Vous se niez bien qifici vous ne pouvez rester.
MADAME EVRARD
Je n’en ai pas envie... Eh ! qui peut m’arrêter?
J’ai voulu, j’en conviens, devenir votre épouse :
De les servir tous deux me croyez-vous jalouse ? Allez, au fond du cœur vous me regretterez,
Et peut-être, avant peu, vous me rappellerez:
Il n’en sera plus temps. Adieu.
(Elle sort avec Ambroise )