MADEMOISELLE DOLBAN, LUBIN, MADAME
DOLBAN, vêtue en duègne.
MADAME DOLBAN.
Eh! mais, qu’entends-je là?
MALICE POUR MALICE
MADEMOISELLE DOLBÀN.
C’est cet impertinent, madame, qui m’embrasse.
MADAME DOLBAN.
Vous embrasse ! cet homme?... il aurait eu l’audace! ...
Eh ! oui, madame Armand, j’ai cette audace.
MADAME DOLBAN.
Oser
A ma... mademoiselle, ainsi prendre un baiser !
MADEMOISELLE DOLBAN.
Malheureux !
LUBIN
(a madame Dolban.)
Ah! Marton! Pardon, je vous supplie; Mais c’est qu’en vérité, Marton est si jolie !
MADAME DOLBAN.
(A sa fille.)
Belle excuse! Mais, vous, pourquoi rester aussi,
Seule avec un valet?
MADEMOISELLE DOLBÀN.
Pouvais-je donc ici
M’attendre...
MADAME DOLBAN.
11 faut s’attendre à tout, mademoiselle.
LUBIN
Oh ! oui, surtout à ça.
MADAME DOLBAN.
C’est qu’il parle encor d'elle, D’un ton!... Tu sortiras, coquin, de la maison.
(Voyant Raimond.)
Mais ton maître, avant tout, va me faire raison De l’insolence...