‹ [Œuvres choisies]Chapitre 532 sur 558 · SCÈNE YII · texte numérisé non relu

SCÈNE YII

MADAME DOLBAN, RAIMOND.

RAIMOND, à part.

A vous, madame.

MADAME DOLBAN, à part.

Allons, jouons mon personnage.

RAIMOND

Ce jeune homme est aimable.

Un peu vif.

RAIMOND

C’est tout simple.

A son âge,

MADAME DOLBAN, à part.

Arrangeons notre petit roman.

(Haut.)

Ah ! monsieur!...

RAIMOND, à part.

Essayons d’écarter la maman,

Car l’aimable orpheline ici pourrait se rendre.

MADAME DOLBAN.

Combien vous gémirez, quand vous allez apprendre Les revers, les malheurs!...

RAIMOND, à part.

J’imagine un moyen.

MADAME DOLBAN.

Vous paraissez distrait.

RAIMOND

Moi? point du tout. lié bien?

De grâce poursuivez; ca récit m’intéresse.

(il tàte le pouls de madame Dolban.)

MALICE POUR MALICE

MADAME DOLBAN.

Que faites-vous ?

RAIMOND

Pardon, madame.

MADAME DOLBAN.

Eh! quoi, serait-ce?...

RAIMOND

Piien. Vous ne sentez pas à présent de douleur?

MADAME DOLBAN.

Non.

RAIMOND

Vous avez changé, tout à coup, de couleur. .

MADAME DOLBAN.

Ah! bon Dieu! d’où vous vient une telle pensée?

RAIMOND

Avez-vous quelquefois la tête embarrassée?

MADAME DOLBAN.

La tête embarrassée? ah! voilà du nouveau!

Mais rien n’est plus commun : les fibres du cerveau...

MADAME DOLBAN.

Eh! mais... à quel propos cet air d’inquiélude?

RAIMOND

D’inquiétude? non. Avez-vous l’habitude,

Madame, de dormir après votre repas?

MADAME DOLBAN.

Oui.

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